La rédaction Virginie Mailles Viard
Articles
Un abri pour Lampedusa de Elsa Régis
Guiseppe Alde est architecte, il travaille sur un chantier dans la villa d’Armani, à côté de Rome. Il y rencontre l’écrivain Marco Serve. Autrefois chauffeur de taxi, il récupérait des « Hommes qui n’avaient pas le droit de sortir de la mer pour rejoindre le sable, puis la terre, et la route après elle. » À quatre heures de ferry, l’île de Lampedusa. « On sait les migrants qui foulent sa terre ; les migrants refoulés, on les devine aussi. L’Abri a d’original que ses occupants veulent eux-mêmes le quitter. » Il y a quelque chose de très viscontien dans ce premier roman, qui nous renvoie à...
Deux messieurs sur la plage
En 1931, la carrière politique de Churchill est à bout de souffle. Il est brouillé avec le parti conservateur, et se fait faucher par une voiture en traversant la Cinquième Avenue à New York. Certains journaux l’enterrent, d’autres le déclarent handicapé à vie. À son chevet surgit un homme que personne n’attend. Cet homme vient de réaliser Les Lumières de la ville, il est en pleine tournée...
Carnet d’abondance
Sophie n’a plus un rond en poche. Enfin, si. Il lui reste 300 euros, moins les 260 qu’elle doit à EDF. « On ne pouvait rien me reprocher. Je payais mes factures. Je mangeais pauvrement. Oui, j’étais courageuse. » Cette fin de mois difficile en annonce d’autres : pas d’offres de piges, pas de cours à l’horizon… Elle qui vivait en couple, a connu « la Débâcle », mais il lui reste sa famille,...
La Dictature des ronces de Guillaume Siaudeau
Qu’est-ce qu’un jour, qu’est-ce qu’un lieu… qu’est-ce qu’exister ? Il faut accoster l’utopie d’une île, accompagné d’un homme venu y garder la maison d’un ami, un jardin rempli de ronces et un chien à trois pattes pour le savoir. Il faut aller sur l’île de Sainte-Pélagie, où les touristes sont rares. Et pour cause, le maire lui-même – un nain armé d’un gros cigare – vient décourager les...
La vérité des pères
La masse lourde du cadavre pendait au bout de la corde, chargée d’un silence définitif, bras et jambes immenses. À côté de la chaise renversée, sous les pieds nus, gonflés et noirâtres, les deux pantoufles et une flaque. » C’est par cette scène du suicide d’un vieil homme, que s’ouvre le premier roman de Michel Serfati. Il y a là le portrait mortuaire et défiguré d’un homme auquel le fils va...





