La rédaction Virginie Mailles Viard
Articles
Un abri pour Lampedusa de Elsa Régis
Guiseppe Alde est architecte, il travaille sur un chantier dans la villa d’Armani, à côté de Rome. Il y rencontre l’écrivain Marco Serve. Autrefois chauffeur de taxi, il récupérait des « Hommes qui n’avaient pas le droit de sortir de la mer pour rejoindre le sable, puis la terre, et la route après elle. » À quatre heures de ferry, l’île de Lampedusa. « On sait les migrants qui foulent sa terre ; les migrants refoulés, on les devine aussi. L’Abri a d’original que ses occupants veulent eux-mêmes le quitter. » Il y a quelque chose de très viscontien dans ce premier roman, qui nous renvoie à...
Et s’il fallait faire parler les morts entre eux, pour qu’enfin surgissent les flots de l’Histoire, celle qui les a engloutis, l’un sur un platane, l’autre d’un coup de pistolet ? Le suicide de son grand-père en Algérie, alors âgé de 45 ans, pousse le narrateur à se frayer un chemin dans les brouillards d’une guerre qui ne dit toujours pas son nom. Le dernier récit d’Emmanuel Ruben est une...
juillet 2013
Le Matricule des Anges n°145
Quelque part dans la nuit des chiens de Sandrine Bourguignon
Ce premier roman de Sandrine Bourguignon est le récit du quotidien d’une psychologue, qui travaille dans un hôpital psychiatrique. Autour de Claire, qui voit l’homme avant le symptôme, gravitent des personnages inoubliables. Il y a Monsieur Zed, 88 ans, qui « attend d’attraper la mort », vu qu’il « a fait son temps comme il dit, et la vie, ça ne finit toujours pas ». Il y a le Cyclope,...
novembre 2012
Le Matricule des Anges n°138
Des amis de Baek Nam-Ryong
Est-ce que le son des cymbales kkwaenggwari peut s’accorder avec celui de la paisible flûte tanso ? », demande la cantatrice Soon-Hwi au juge Jong Jin-Woo. Dans cet orchestre imaginaire elle serait la flûte, et Sok-Chun, son mari ouvrier tourneur, la cymbale…Soon-Hwi veut divorcer, ce qui est loin d’être une évidence en République Populaire Démocratique de Corée. C’est que la rupture...
Un livre
Comme un chien
de
Daniel Arnaut
,
Guy Prévost
Comme un chien de Daniel Arnaut et Guy Prévost
J’ai eu à nouveau l’impression déplaisante qu’il devinait mes pensées, comme si elles avaient circulé quelque part dans l’atmosphère, et qu’il arrivait à les capter avec une antenne miniature greffée dans son cerveau. Où vas-tu ? a-t-il demandé, à peine m’étais-je éloigné de deux ou trois mètres. Ne t’avise pas de me fausser compagnie, toi et moi on a encore des choses à se dire. »...



