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À la pointe
La chronique de Gilles Magniont
Les articles
Les albatros
Le couloir que je prends, c’est celui qui mène au passé. Ce voyage spatial est un périple temporel, une machine à remonter le temps, et je me demande où il va me conduire ». Décidément, la collection « Retour chez soi » est une mine ouverte par Flammarion, avec ses thrillers existentiels qui offrent à des écrivains la possibilité de revenir dans un lieu de leur enfance ou de leur adolescence qui palpite encore dans la mémoire. Le 45 rue d’Ulm où revient Éliette Abécassis n’est certes pas situé dans son enfance, mais il palpite encore : à cette adresse fut l’une de ses « plus éclatantes...
La rivière insolente qui unit dans son lit
Les cheveux blonds les cheveux gris. On connaît la chanson. Reste que pour les cheveux gris, c’est pas tous les jours chemsex. « Aimer à cinquante ans, est-ce encore possible ? » interroge la quatrième de couverture du nouveau roman de Sarah Chiche, en lice pour le Femina : la question mérite d’être posée et préoccupe d’assez près, on s’en doute, la rédaction du Matricule.
Aimer le bien...
Masterclass
Il est temps d’ouvrir les frontières de cette page, scrutée jusqu’aux États-Unis comme on l’a récemment découvert1. Percival Everett en offre l’occasion : universitaire à Los Angeles, prodigue en ateliers d’écriture et conférences, il vient d’obtenir le prix Pulitzer de la fiction pour James, qui ne paraîtra en France qu’à la rentrée. On peut toutefois revenir sur son précédent roman,...
La Surprise du Chef
C’est une parution que nul n’avait vu venir : aux éditions Tallandier, Petite histoire de la tête de veau de Pierre Michon. Une histoire pour le moins inattendue, bien qu’on puisse, on y reviendra, distinguer sa généalogie – mais disons d’abord son contenu, dans les grandes lignes. L’auteur, ainsi qu’il s’en explique dans le prologue, propose une odyssée tout à la fois culinaire, culturelle,...
Stars 80
On espérait beaucoup du prix du Roman de la Nuit, qui vise à « célébrer une œuvre romanesque inspirée par la Nuit » (bonne idée : on ne parle pas assez de la nuit). Certaines semblaient bien placées dans la première sélection : Nuits de Pierre Deram, Les Choses de la nuit de Céline Righi, voire Dors ton sommeil de brute de Carole Martinez (sagace, le jury avait écarté Ma vie d’Inuit de...
