RUBRIQUE Histoire littéraire
Les articles
Fils de chien (suivi de) Karl Marx de Vladimir Slepian
Belle idée des éditions du Chemin de fer de rassembler les textes de l’écrivain et peintre Vladimir Slepian (1930-1998) en un seul volume. Les amateurs de philosophie pourront enfin lire celui qui a influencé Gilles Deleuze et Félix Guattari lors de la rédaction de Mille-Plateaux. Toutefois, ce serait réducteur de ne le voir uniquement comme tel. D’ailleurs, le lecteur pourra commencer le recueil par le dernier texte. Ce court essai (1961) porte sur la pratique plastique de Slepian qu’il qualifie d’« art transfini ». Ses théories sont en rupture avec une vision classique de l’art : ce...
Un livre
Les Réfractaires
de
Jules Vallès
Les réfractaires
Les Réfractaires forment la horde des bacheliers qui n’a pas suivi la voie facile pour se présenter à Paris, l’espoir d’un succès aux lèvres. En 1866, soit treize ans avant la parution de L’Enfant, Jules Vallès brosse une série de portraits à la mémoire de ses compagnons de misère, ces esprits intègres et malchanceux qui couraient les travaux à trois sous, le quignon de pain, le verre de vin....
Chez le marchand de sable
Les livres de cette trempe sont rares. On en connaît peu d’aussi bizarres. Ils ont été retrouvés par Alain Chevrier à qui l’on doit déjà la Correspondance Hans Bellmer-Gaston Ferdière (Séguier, 1994) et un essai, Le Sexe des rimes (Belles-Lettres, 1996).
Leur publication qui aurait dû faire l’effet d’une bombe mérite qu’on s’arrête un instant en 1905 : cette année-là, l’éditeur Sansot met...
L’ère du soupçon
On considère que notre âge est marqué par le soupçon tandis que le xixe siècle nous paraît plein d’allant. Les valeurs positivistes et la ferveur du scientisme lui donnaient, pensions-nous, des armes contre la morosité et le doute. À la lumière de la publication inattendue d’Un sceptique, s’il vous plaît, on observe que le siècle des expositions universelles et du canal de Suez était tout...
Champavert
Pierre Borel d’Hauterive arborait une particule fantaisiste et un pseudonyme étrange : le Lycanthrope. Il fut la figure la plus originale du cénacle des « petits romantiques ». Son alter ego ténébreux Champavert en témoigne qui signe le propre éloge funèbre de Borel. Humour noir, fascination morbide, goût pour le suicide, le livre suscita le scandale en 1833. Le frénétique Homme-loup...




