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Des livres
Délicieuses frayeurs
de
Maurice Pons
Mademoiselle B.
de
Maurice Pons
Coups du sort
À l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition, Maurice Pons fait à nouveau tourner les presses.
La réédition des Délicieuses frayeurs de Maurice Pons rappelle à propos que cet écrivain aussi discret de son vivant que cardinal fut un nouvelliste hors pair. L’Académie française elle-même s’en aperçut qui lui offrit son Grand Prix de la nouvelle en 1985. Chacune des neuf nouvelles du recueil de 2006 – c’était alors une composition inédite de nouvelles éparses – assure une flagrante administration de la preuve que personne ne s’est trompé en l’occurrence : neuf nouvelles qui sont neuf délices, parfois cruels ou amers. Des nouvelles fleuries, certes, mais au couperet final bien...
Le Dernier des Egyptiens
Parti sur les traces de Champollion, chasseur de signes comme lui, Gérard Macé découvre que l’inventeur du secret des hiéroglyphes se faisait lire, durant l’hiver 1827, Le Dernier des Mohicans que Fenimore Cooper vient de faire paraître. Ému par sa découverte romanesque des Indiens, Champollion, fait état de cette lecture dans sa correspondance. À la croisée des chemins, entre la fiction de...
Entre écologie et anarchie
Mémorialiste, essayiste et poète (1817-1862), Henry David Thoreau fut une sorte de Rousseau américain, hanté par le rêve d’une vie redevenue sauvage (un rêve adamique quelque peu candide), qui vouait aux gémonies l’organisation sociale, le respect du bien et l’allégeance nécessaire à la loi, engagé au point de préférer passer un jour en prison plutôt que de payer ses impôts à un gouvernement...
Ida ou la tentation du vide
Ida menait une existence des plus faciles, elle se levait et s’asseyait et entrait et sortait et se reposait et allait se coucher.« Mais malgré cela, malgré cette vie des plus anodines, il lui arrivait quand même de »drôles de choses« à Ida, par exemple s’inventer une jumelle, compter tranquillement jusqu’à dix (mais après »Il lui était très difficile de se rappeler combien de fois dix elle...
L’Enchanteur
Du propre aveu de Vladimir Nabokov (1899-1977), L’Enchanteur fut rédigé en deux petits mois, d’octobre à novembre 1939. Ce très court récit portait alors la signature de « V. Sirine », le nom de plume que Nabokov s’était choisi pour se distinguer de son père (dont l’engagement politique avait fini par lui coûter la vie).L’intérêt de ce petit roman est double : il appartient tout d’abord au...




