RUBRIQUE Poésie
Les articles
Des livres
Monochrome atteint par le vertige
de
François Jacqmin
Naviguer sur la terre
de
Julien Starck
Comment être au monde
Entre approche concrète et abstraite, les poètes François Jacqmin et Julien Starck cherchent à toucher une certaine vérité de notre rapport à l’existence.
Le catalogue des éditions du Cadran ligné, dirigées par le poète Laurent Albarracin, fonctionnant par affinités sensibles, cela nous incite à tendre des fils, peut-être arbitraires, entre deux parutions récentes. Rapprochons ainsi selon notre caprice deux auteurs qui n’auront guère coïncidé dans le temps et l’espace – l’un se trouvant en pleine activité, l’autre décédé il y a plus de trente ans – et qui font de l’essai une dérive en poésie et de l’art poétique une forme de pensée, tant il est vrai que le lyrisme sait aussi donner à réfléchir.
L’œuvre posthume du belge François Jacqmin...
Carré blanc sur fond blanc
La Chambre vide, dernier livre de poèmes de Jacques Ancet (né en 1942 à Lyon), auteur d’une dizaine de recueils et d’un roman -L’Insignifiant- traducteur de poètes espagnols modernes, tels que Luis Cernuda ou José Angel Valente, est arraché à la perte de la femme aimée. Toutefois, la chambre en question est « une sorte de remuement clair », une « noirceur, blanche », moins le lieu du...
Un livre
Patiences
de
Valérie Rouzeau
Patiences
A pas même trente ans, Valérie Rouzeau débroussaille les pages des mots en trop comme si elle n’avait fait que ça dans sa vie. Sa poésie pèse juste ce qu’il faut d’encre pour ouvrir de longs silences qui parlent plus que de vaines figures lyriques. Ironiques parfois « Peut-on retarder novembre/ dérégler toutes les horloges ?/ elle se pose de ces questions », graves souvent « Pourquoi font-ils...
Jeune est le Temps
Les éditions de la Différence poursuivent la publication des textes de Lalla Romano avec un très beau recueil de poèmes. Surtout connue pour ses romans (qui ont bénéficié en France des soins du même traducteur), Lalla Romano, née en 1909, écrit une poésie d’une douceur chantante, aux images belles et maîtrisées. L’amour comme espoir murmuré d’un partage, l’éveil et la connaissance de la...
La grande cène du monde
Nommer c’est créer. Fort de ce credo, Valère Novarina convoque plus de trois mille bouches pour manger le monde tout en le créant. Gigantesque.
Il faut lire Valère Novarina à voix haute. Laisser le ventre, puis les poumons éjecter ces mots que lisent nos yeux. Il faut y aller franchement, comme on plongerait dans une piscine. Ne pas s’arrêter tout de suite au déchiffrage, à la quête du sens. Novarina écrit d’abord en rythmes, en sonorités. Ses phrases rebondissent de césures en rimes, d’alitérations en inventaires. Il faut s’y...



