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Domaine étranger Nuit d’Irlande

février 2008 | Le Matricule des Anges n°90 | par Yves Le Gall

Le Garçon dans la lune

La terre irlandaise, ses « odeurs de pluie, de lichen et d’éternité », une ferme perdue au bord de l’Atlantique où Julia vient se réfugier. C’est là qu’habite son Irlandais de beau-père dont la personnalité rude présente un avantage : « il ne prononcera aucun mot de consolation ». Un drame vient de briser sa vie et elle veut s’épuiser dans les travaux de la ferme afin que lui soit accordée « la récompense d’un sommeil ininterrompu ».
Dans ce paysage de rochers ruisselants, sous un ciel magnifique et tourmenté, Julia se débat dans les remous du chagrin, dans ce désarroi qui la fait passer par toute la gamme des sentiments, jusqu’à la haine, ce flot obscur qui la submerge. Cette haine elle la voue à Brian son mari dont la négligence a provoqué le drame. Étrangement, ce vertige mêlant douleur et ressentiment affine les perceptions de Julia, leur apporte grâce et délicatesse. En plus de son lot quotidien de corvée elle s’impose progressivement de petites tâches plus plaisantes comme cultiver des fleurs : « mettre des couleurs dans une parcelle de terre stérile et oubliée ». Julia découvrira aussi un journal intime où est inscrit un secret qui va changer son regard sur Brian : « Une partie de moi l’aime toujours », avoue-t-elle.
Avec Le Garçon dans la lune, Kate O’Riordan qui contrairement à Julia est irlandaise, nous offre un roman vibrant de sensibilité dédié à la douleur de la perte, aux affections, aux émotions qui l’accompagnent et à « l’amour confiant des enfants constamment trahis partout ». Que reste-t-il à Julia et à Brian ? Partager leur blessure en sachant qu’il y aura « des moments de pardon et des moments où celui-ci sera refusé », et surtout percevoir à la lumière des étoiles de leurs nuits sans consolation « une présence impalpable qui planera toujours entre eux ».

Le Garçon dans la lune de Kate O’Riordan
Traduit de l’anglais (Irlande) par Florence Lévy-Paolini, Éditions Joëlle Losfeld, 275 pages, 21

Nuit d’Irlande Par Yves Le Gall
Le Matricule des Anges n°90 , février 2008.
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