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Événement & Grand Fonds Gore gonzo las

octobre 2010 | Le Matricule des Anges n°117 | par Laurent Santi

Autant connu pour sa personnalité tapageuse que pour ses écrits au vitriol, Hunter S. Thompson a acquis sa notoriété pour avoir fait ce que tout journaliste devrait faire : il a vécu ce qu’il a écrit. Réédition de ses chroniques.

Sur le site internet de L’Ex- press, on peut lire une rubrique intitulée « Conso Gonzo », dans laquelle l’auteur, Éric Lecluyse, « gonzo-journaliste-consommateur qui doute », griffonne des lieux communs tout en testant aussi bien des crèmes hydratantes que des marques de café. Il est certain que Hunter S. Thompson n’aurait pas apprécié. Souvent imité, jamais égalé, le style de Thompson a fait des émules, même si, certainement à cause du succès de l’adaptation cinématographique de Las Vegas Parano par Terry Gilliam, le gonzo s’est vidé de son sens, à cause de scribouillards persuadés qu’il suffit d’écrire « je » pour devenir le nouveau Thompson. Pas si simple : « Le vrai reportage gonzo exige le talent du maître journaliste, l’œil du photographe artiste et les couilles en bronze d’un acteur », selon Thompson. Si ce dernier se met en scène dans ses articles, s’il dérive systématiquement de son sujet initial (pour y revenir ensuite), c’est parce qu’il est toujours parti du principe, énoncé par William Faulkner, que « la fiction est une passerelle vers la vérité, que le journalisme ne peut atteindre ». En effet, on le voit dans Parano dans le bunker comme dans Dernier tango à Las Vegas, qu’il rencontre Mohamed Ali ou qu’il se moque des « Jesus freaks », le principal sujet de Thompson, c’est avant tout lui-même, et ce qui chez d’autres pourrait confiner à un insupportable nombrilisme s’avère être chez le grand Hunter d’une incroyable universalité.
Revenons-en donc au maître et à ses couilles en bronze (pas en or, car ses écrits lui apportaient plus d’ennuis que d’argent). États-Unis, 1966. On s’y ennuie ferme. à la suite d’un article qu’il a écrit sur les Hell’s Angels, le journaliste Thompson a l’opportunité d’écrire un livre sur ce célèbre gang. Il passe donc un an parmi eux, ils finissent par le passer à tabac. Il en sort Hell’s Angels : The Strange and Terrible Saga of the Outlaw Motorcycle Gangs, qui impose son style.
Un style que Thompson affûte depuis longtemps. Il commence comme journaliste sportif pour le journal de la base aérienne à laquelle il est affecté. Ingérable, plus porté sur le vin que sur le respect de l’autorité, il en est renvoyé. Il devient alors correspondant aux Caraïbes du New York Herald Tribune.
Après la publication (saluée par la critique) de Hell’s Angels, il continue son métier de journaliste. Impossible de savoir si c’est par conviction ou par pure provocation (certainement un peu des deux), en 1970, il essaie de devenir le shérif du comté de Pitkin. Son programme : entre autres, gazonner les rues. Il réussit presque à se faire élire.
Le talent, l’œil et les couilles cités plus haut, il les avait, accompagnés d’un goût prononcé pour l’alcool et pour toutes les drogues possibles et imaginables. De cet amour immodéré pour l’autodestruction, il tire le roman Las Vegas parano, l’histoire hallucinogène d’un journaliste engagé pour couvrir une course de voitures à La Vegas, mais qui passe plus de...

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