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Poésie Forge

septembre 2015 | Le Matricule des Anges n°166 | par Emmanuelle Rodrigues

Depuis cette forge, lieu de lumière et d’ombre, où s’entendent quelques coups d’enclume, une voix singulière s’élève. « Je cherche un langage-choc qui effondre », déclare ici celui qui désire bousculer le discours et rompre la linéarité de la phrase, pour mieux pénétrer le cœur de sa pensée. Composé de poèmes en prose, Forge se laisse entendre comme l’évocation d’une recherche sur l’écriture et ses tâtonnements. Ces textes tendent à dire, et non à décrire ou raconter. Parfois, il nous faut saisir la portée de mots qui fusent en quelques lignes brèves. Puis, nous voici au milieu du « laboratoire où, enfin, la parole germe ». C’est un dur labeur que de tracer du mot au poème une ligne directrice : « chaque éclaircie fait le poème » mais « chaque mot fait trop de bruit ». Regarder, sans manquer de percevoir ce qui surprend, ne suffit pas seulement. Il reste à faire que la parole ne soit pas un détour inutile. L’enjeu est de saisir l’image et de la laisser s’épanouir. Alors : « quand elle vient, la vivre et se muer en elle, durer / condensé dans l’écoute (chema), écrire un trajet difficile. » Demeurent les fulgurances du vertige : « Écris, quand tu ne sais plus, seul, dans un espace qui borde la limite : le gouffre excite l’attention ». Aussi, une double métaphore se tisse-t-elle : l’écriture, à la fois voyage et navigation, prend les contours d’une errance nécessaire. S’aventurer autour de la « sphère-parole » nous fait approcher non près du but mais d’un pas, au plus juste de ce que l’art nous fait pressentir, car même s’il ne nous apprend rien, « il nous révèle ce qui manque, nous-mêmes, et fait de nous des lecteurs, des signes vivant, une galaxie. »
Emmanuelle Rodrigues

FORGE
DE STEPHANE PAGE
L’Arachnoïde, 80 pages, 14 e

Le Matricule des Anges n°166 , septembre 2015.
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