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Théâtre Un village sans papas de Florence Seyvos

mars 2018 | Le Matricule des Anges n°191 | par Laurence Cazaux

L’enfance est un déclencheur dans l’écriture de Florence Seyvos. Ainsi, pour Un village sans papas, elle raconte : « Cette pièce est très liée au village des Ardennes, Signy-le-Petit, où j’ai passé mon enfance. Je me souviens de forêts profondes, d’hivers très enneigés, de jeux en bande dans les rues du village et des cimetières militaires que nous longions en voiture. Les souvenirs des deux guerres étaient très présents, dans les familles, dans les conversations, à l’école. » Florence Seyvos recrée un petit village où tous les papas vont être mobilisés pour partir à la guerre de 14-18. La pièce, conçue de manière assez classique, est structurée en trois actes qui se déroulent de la mobilisation au retour des fantômes et des morts. Le destin de deux enfants, Victor et Blaise, et celui de leur famille, se jouent en parallèle.
C’est une pièce impressionniste, égrainée de courtes scènes, à l’école, dans la cour de récréation, quand les enfants jouent à la guerre et se disputent pour ne pas endosser le rôle des Allemands, ou lorsque l’instituteur, mobilisé, est remplacé par une femme. Dans le village aussi, avec le personnage du fou, celui qui a « touché du doigt le malheur du monde » et qui s’est brûlé.
On a le sentiment, ici, de naviguer sur un fleuve malheureusement très connu. Et puis, au détour d’une page, nous sommes cueillis par des fulgurances qui nous touchent au cœur. Comme le discours de ce père mort essayant de consoler son fils qui veut se noyer dans son chagrin : « Victor, Victor, si tu n’existes pas, qui va me consoler, moi, de ne pas voir tes treize ans, tes quinze ans ? » et de poursuivre : « Je vivrais dans ta tête, je ne t’abandonne pas. Je serai dans l’air, tout autour de toi. Je serai la terre sous chacun de tes pas. La seule chose que je sache, Victor, quand le chagrin est trop fort, il faut vivre une minute à la fois. Puis une heure à la fois. Une nuit, puis un jour. Un seul jour à la fois. Un seul jour à la fois, Victor. Tu ne m’oublieras pas, mais un jour ton chagrin s’apaisera. »
L. C.

Heyoka jeunesse / Actes Sud-Papiers,
48 pages, 10

Un village sans papas de Florence Seyvos Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°191 , mars 2018.
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