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Poésie Hart Am Wind / Tout Pres du Vent

septembre 2018 | Le Matricule des Anges n°196 | par Emmanuel Laugier

Originaire du canton d’Argovie (Suisse), Klaus Mertz est l’auteur d’une œuvre foisonnante, du roman au théâtre en passant par la poésie et les essais. Il a été lauréat de nombreux prix, dont celui, fameux, Friedrich-Hölderlin. Après Déplacement (Empreintes, 2002), déjà traduit par Marion Graf, ce nouveau volume réunit sous le titre de Tout près du vent les deux derniers livres de la décennie passée, De la poussière à la terre et Évolution inattendue. On pourrait parler de pente walsérienne pour qualifier la poésie de Mertz, par sa concision, mais surtout par une apparente nonchalance qui la conduit volontiers à des constats littéraux, voire des remarques déceptives. Une forme d’idiotie vient souvent jouer la carte grinçante d’un « à quoi bon » venu déconstruire tout esprit de sérieux. Dans « Visiteur tardif » : « Toutes les places sont des places/de deuxième ordre. Cela dit, il retire/chaussures et chaussettes./ Et s’endort à table  ». Ailleurs, des poèmes énigmatiques se suivent tel ce « Oh les beaux jours » : « Dans le coin/le petit-fils de Beckett.//Il porte le pullover/de l’aïeul dans l’attente//des rides/sur son visage  », ou encore cet « Été indien » : « Sur mon chapeau d’été crépitent/les glands. Un chasseur pendouille (baumelt)/dans l’arbre/ Stoïque, le pic/bat le rappel de ses insectes  ». Les deux livres réunis alternent les jeux sur les formes (tercet, quatrain, distique, etc.) Une méthode d’écriture cadence donc chaque section et donne forme à des contenus toujours plus fuyants et très aléatoires : dans « Nach der Natur » « Krakatau lit-on sur/son pullover. Au-dessus/son visage cendreux  ». Du nom du volcan indonésien au chapeau de Walser on fera sans mal le rapport, autant que celui-ci le dise et le fasse : « Dans cette région, les gens/ne se perçoivent plus que/comme la tête qui/n’entre pas dans leur chapeau.  »

E. L.

Tout près du vent de Klaus Mertz
Traduit de l’allemand par Marion Graf, édition bilingue, préface de Martin Zingg,
Éditions d’en bas, 277 pages, 20

Le Matricule des Anges n°196 , septembre 2018.
LMDA papier n°196
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