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Poches Kahawa

juillet 2019 | Le Matricule des Anges n°205 | par Catherine Simon

Publié en 1981 dans sa version (américaine) originale, ce polar africain n’a pas pris une ride. Au contraire ! Western pétaradant, ce bijou noir du grand Westlake met en scène, façon John Wayne, l’Ouganda du dictateur Idi Amin Dada, connu pour sa folie cruelle et le régime de terreur qu’il instaura dès 1971 dans ce pays enclavé d’Afrique de l’Est. Nous sommes en 1977, le règne d’Idi Amin commence à battre de l’aile. Les rats les plus malins, parmi lesquels un Blanc, Baron Chase, citoyen américain et proche conseiller d’Idi Amin, pensent qu’il est temps de quitter le navire. Les mains pleines, si possible. C’est là que surgissent nos héros : deux malfrats dans la dèche, Lew Brady, ancien mercenaire, et son vieux copain Frank Lanigan, un balourd pragmatique. Les deux Américains, rodés aux mauvais coups, acceptent de réaliser l’impossible : détourner un train de marchandises transportant la récolte de café – soit six millions de dollars – venue d’Ouganda. Le café est la principale source de richesse du pays. Voler ce café, c’est voler Idi Amin. Moralité : dès le récit lancé, vous ne le lâchez plus. De la brousse aux bourgades poussiéreuses du lac Victoria, de Nairobi, capitale du Kenya, à Kampala, capitale de l’Ouganda, vous voyagez, le cœur battant, à travers l’histoire et ses paysages, en priant pour que le train échappe aux milices et aux gros hélicos de l’armée ougandaise…
Kahawa dose avec maestria action, humour et sexe. Ici, les femmes, Ellen la Blanche et Patricia la Noire, sont des solitaires en voie d’émancipation : en dépit d’un machisme tenace, les années 1968 sont passées par là. Westlake décrit finement la société est-africaine, avec ses commerçants indiens, jalousés et discriminés, ses trimardeurs noirs, exploités comme du bétail, ses réfugiés ballottés d’un pays à l’autre. Un thriller hybride, précis, magnifique. À boire serré, d’un trait.

Catherine Simon

Kahawa, de Donald Westlake
Traduit de l’américain par Jean-Patrick Manchette
Rivages/noir, 624 pages, 10,70

Le Matricule des Anges n°205 , juillet 2019.
LMDA papier n°205
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