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Histoire littéraire Les Pérégrinations paresseuses de deux apprentis oisifs

juillet 2020 | Le Matricule des Anges n°215 | par Guillaume Contré

Si l’on connaît bien le talent comique de Charles Dickens et son Pickwick Club, on connaît en revanche un peu moins en France l’œuvre de son contemporain et néanmoins ami Wilkie Collins (qui, avec son roman La Femme en blanc, fut l’un des pionniers du roman policier). On pourra néanmoins les trouver réunis grâce à cette traduction d’une curiosité écrite à quatre mains et restée jusqu’ici inédite en français. Les Pérégrinations paresseuses de deux apprentis oisifs est une série d’articles de 1857 racontant les errances dans l’Angleterre « profonde » de Francis Bonenfant (Dickens) et Thomas Loisif (Collins), qui se présentent comme des personnes « au sens de l’oisiveté bien prononcé, greffé sur une nature puissamment volontaire ». Les voici qui descendent en carriole « des pentes si raides que la jument semblait trotter sur la tête » et qui en montent d’autres « si raides que sa queue semblait former une patte supplémentaire ». Autour d’eux, sous la pluie, « la campagne à la lande découpée » est semblable « aux débris d’un énorme calice de toast-à-l’eau antédiluvien ».
Un siècle et demi plus tard, le plaisir qu’auront eu ces deux Londoniens en goguette à écrire au fil de la plume et de leurs observations, comme qui va où bon lui semble selon ce que lui dicte son caprice, n’a pas pris une ride. Dommage que l’édition du livre ne soit pas à la hauteur de cette perle mineure des deux grands écrivains. Outre l’amateurisme du graphisme de la couverture, on regrettera surtout une mise en page qui semble avoir été directement copiée/collée depuis un fichier Word et le choix aussi inutile qu’agaçant de deux polices différentes pour signaler les collaborations de chacun. Ces défauts sont d’autant plus vexants que la traduction – signée par un mystérieux collectif « d’inséparables » traducteurs – ne manque pas de qualités.

Guillaume Contré

Les Pérégrinations paresseuses de deux apprentis oisifs,
Charles Dickens et Wilkie Collins
Traduit de l’anglais par le collectif Les inséparables traducteurs,
Atelier de l’agneau, 132 pages, 20

Les Pérégrinations paresseuses de deux apprentis oisifs Par Guillaume Contré
Le Matricule des Anges n°215 , juillet 2020.
LMDA papier n°215
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