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Entretiens L’édition d’après

juillet 2020 | Le Matricule des Anges n°215 | par Thierry Guichard

Quelles conséquences la crise économique, engendrée par celle de la Covid-19, aura-t-elle sur le monde de l’édition ? Tentative de réponse sans boule de cristal avec l’universitaire Olivier Bessard-Banquy.

Alors que déjà de grands groupes (Renault, Airbus et même Sanofi) ont annoncé de rudes plans sociaux légitimés par la crise économique dont on mesure encore mal l’ampleur, qu’en sera-t-il de l’édition littéraire en France ? Comment les librairies, contraintes à une fermeture dans le même temps où les grandes surfaces concentraient l’activité commerciale, vont-elles absorber la prochaine rentrée littéraire dont les livres inondent depuis des semaines les rédactions ? Faut-il, comme certains l’affirment, publier en priorité les auteurs de best-sellers pour, mécaniquement, faire entrer plus rapidement l’argent dans les caisses des librairies et ainsi remettre de l’huile dans la chaîne du livre ? Ou, comme a pu le dire l’éditrice Marie Desmeures (Actes Sud) repenser le processus et donner plus de temps pour accompagner les auteurs lors de la sortie de leur livre ? Pour le savoir, les boules de cristal ne donnant de l’avenir que l’image qu’on y a projetée, le mieux était encore de regarder l’Histoire récente pour tenter d’en tirer, sinon des leçons, du moins des indications. Auteur entre autres de L’Industrie des Lettres (Pocket, 2012), de Le Goût des livres (Mercure de France, 2016) et d’une remarquable histoire de l’édition littéraire avec La Fabrique du livre publié en 2016 par les Presses Universitaires de Bordeaux et les éditions Du Lérot, Olivier Bessard-Banquy enseigne l’édition et l’histoire des Lettres à l’Université Bordeaux III. Fin connaisseur d’une édition contemporaine qui rassemble les grandes enseignes et les francs tireurs, il pointe dans La Fabrique du livre la part prise par la publicité, le marketing et les mass media dans la production littéraire. Mais décrit aussi la manière avec laquelle l’édition a su, toujours, se réinventer.

Olivier Bessard-Banquy, dans La Fabrique du livre, vous proposez une histoire très détaillée de l’édition littéraire en France au XXe siècle. Si l’on ne regarde que les crises économiques (à commencer par le krach boursier de 1929) peut-on dégager quelques constantes dans la manière avec laquelle l’édition littéraire réagit aux séismes économiques ?
Je ne sais pas si l’on peut parler de constantes mais à coup sûr après la crise des années 1890 comme après 1929 c’est l’édition de luxe ou de semi-luxe qui a été très sévèrement touchée. Le fonds Jouaust a été revendu à Flammarion avant la fin du XIXe siècle et le début des années 1930 a été une véritable hécatombe pour les petites maisons de luxe qui avaient su profiter de la vogue bibliophilique des Années folles. La maison de Georges Crès en particulier ne s’est jamais remise des difficultés de la fin des années 1920 (et l’on pourrait en dire de même des éditions Emile-Paul, parmi d’autres). Autrement dit, dans ces années délicates, c’est l’édition la plus élitiste, la plus fragile, qui a le plus durement souffert, cependant que les opérations tournées vers un plus large public ont survécu, non sans difficultés parfois, pour ensuite...

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