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La rédaction Guillaume Contré

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Guillaume Contré

Articles

Monochrome atteint par le vertige

de François Jacqmin

Naviguer sur la terre

de Julien Starck
Comment être au monde Entre approche concrète et abstraite, les poètes François Jacqmin et Julien Starck cherchent à toucher une certaine vérité de notre rapport à l’existence. Le catalogue des éditions du Cadran ligné, dirigées par le poète Laurent Albarracin, fonctionnant par affinités sensibles, cela nous incite à tendre des fils, peut-être arbitraires, entre deux parutions récentes. Rapprochons ainsi selon notre caprice deux auteurs qui n’auront guère coïncidé dans le temps et l’espace – l’un se trouvant en pleine activité, l’autre décédé il y a plus de trente ans – et qui font de l’essai une dérive en poésie et de l’art poétique une forme de pensée, tant il est vrai que le lyrisme sait aussi donner à réfléchir. L’œuvre posthume du belge François Jacqmin...
juin 2026
Le Matricule des Anges n°274

L' École du Point-du-Jour

de Joël Cornuault

La ville, malgré tout

Entre essai et rêverie, Joël Cornuault revient dans les rues du Paris de sa jeunesse afin d’y débusquer ce qui frétille encore. Joël Cornuault est de ces flâneurs actifs qui prennent au sérieux l’art de la déambulation, l’œil au vent et le nez aux aguets ; un art que d’aucuns, pressés comme des citrons par un monde qui n’a de cesse d’amoindrir la vie de nos sens, qualifieraient un peu hâtivement de désuet. Mais Cornuault n’accepte pas cette facilité, car il est également de ceux « qui veulent la lune » et ne se...
juin 2026
Le Matricule des Anges n°274

La Calle de Valverde

de Max Aub

Une chronique espagnole

Les Fondeurs de briques poursuivent leur travail de publication de l’œuvre de Max Aub avec ce roman de mœurs tragi-comique situé dans le Madrid des années 1920. Né français d’un père allemand, devenu espagnol à l’adolescence puis exilé au Mexique pendant trente ans, où il a écrit et publié l’essentiel d’une œuvre qui ne seyait guère à la censure franquiste, Max Aub occupe une place particulière dans les lettres ibériques, toujours un peu marginale. Il n’y est jamais devenu le classique qu’il devrait être de plein droit, ce qui s’explique en partie...
mai 2026
Le Matricule des Anges n°273

Les Guérisons miraculeuses du docteur Aira et autres romans

de César Aira

L’enfance de l’art

Les éditions Christian Bourgois mettent les petits plats dans les grands en rassemblant sept romans de l’Argentin César Aira, dont l’œuvre extraordinaire d’invention et de drôlerie est un antidote à toutes les vulgarités. C’est une des vertus de la littérature de César Aira, de son élégance exempte de toute matière grasse, qu’on peut l’ingérer en grandes quantités sans craindre les ballonnements. Ce que démontrera joyeusement cette belle brique de six cents pages réunissant sept de ses romans (dont cinq inédits en français). Sa prose aérienne n’a d’autres additifs que sa capacité imaginative et son sens...
avril 2026
Le Matricule des Anges n°272

Langues vivantes

de Luis Sagasti

Des mots pour dire

L’Argentin Luis Sagasti construit un kaléidoscope où l’histoire, l’art et les langues composent de brillantes constellations. Comme dans ces comptines qui avancent sur le mode de l’association d’idées et des échos de sens ou de son, ricochant allègrement de chapeaux de paille en paillassons, Luis Sagasti suit dans Langues vivantes un fil capricieux qui se nourrit de ses mille et une bifurcations possibles, jusqu’à former une virevoltante combinatoire thématique aux profondeurs insoupçonnées. Il y a quelque chose ici...
mars 2026
Le Matricule des Anges n°271