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auteur Antonio Lobo Antunes

A propos

Au plus près du cœur Célèbre chez lui et célébré en Europe, le Portugais António Lobo Antunes bâtit une œuvre monumentale où s’entend battre le pouls ténu des morts. Dans l’éblouissement d’une langue novatrice et puissante, ses romans mettent à nu l’émotion d’être vivant. Pour longtemps. C’est le matin au terme duquel les jurés du prix Nobel attribueront leur fameux prix à Herta Müller. Paris s’accroche à l’été indien et les fenêtres sont ouvertes dans la pièce que les éditions Christian Bourgois ont réservée à la rencontre avec António Lobo Antunes. L’homme est là, en chemise bleue, se fend d’un large sourire qui vient contredire la tristesse qu’on voit dans ses yeux. L’écrivain sera durant tout l’entretien à l’image des voix qui hantent son nouveau roman traduit en français, Je ne t’ai pas vu hier dans Babylone. La voix grave, presque murmurée tant il articule peu,...
novembre 2009
Le Matricule des Anges n°108

Les voix de la nuit

Il faudrait jeter aux orties cette manière d’entrer dans un roman qui veut qu’on ait compris ce qu’on lit avant de l’avoir lu. Comme si, de la page au cerveau, le texte ne pouvait passer par le cœur. Il faudrait donner à lire les livres d’António Lobo Antunes à ceux qui ne lisent jamais et saisir dans la virginité d’une première lecture le cheminement profond d’une langue bouleversante. Car...
novembre 2009
Le Matricule des Anges n°108

La folle littérature d’António Lobo Antunes

On ne connaissait de sa première trilogie qu’un titre, Le Cul de Judas qui évoquait la guerre d’Angola. Parution pour la première fois en français des deux autres volets où la folie apparaît comme la meilleure Connaissance de l’enfer. En 1973 j’étais revenu de la guerre et je savais ce que c’était que les blessés, le glapissement des gémissements sur la piste, les explosions, les tirs, les mines, les ventres écartelés par l’explosion des mines, je savais ce que c’était que les prisonniers et les bébés assassinés, je savais ce que c’était que le sang répandu et la nostalgie, mais on m’avait épargné la connaissance de...
juin 1998
Le Matricule des Anges n°23

Ouvrages chroniqués

Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus légères que l’eau
de Antonio Lobo Antunes
2019
Tendu par une force d’évocation hors du commun, le nouveau roman d’António Lobo Antunes se place au cœur d’une œuvre magistrale, titanesque. Il y aurait, pour parler du nouveau roman d’António Lobo Antunes le choix d’une trahison à faire. Raconter l’histoire suppose qu’on adopte un temps narratif : au présent, ce serait évoquer un vieil homme que sa guerre d’Angola obsède et qui attend avec sa femme, que son fils adoptif les rejoigne dans un village du Portugal où est sanctuarisée la tradition familiale. Ce fils-là est noir, a été ramené de la guerre comme on rapporte l’indéfectible marque d’une culpabilité et est affublé d’une femme, « son Excellence » dont le mépris pour son mari se nourrit aux sources d’un racisme...
Thierry Guichard
juillet 2019
Le Matricule des Anges n°205
Que ferai-je quand tout brûle ?
de Antonio Lobo Antunes
2003
En les plongeant au cœur des ténèbres, Lobo Antunes libère ses personnages pour qu’ils flottent à la surface du roman, ombres de nos amours déchues. C’est un fleuve puissant. Peut-être le Tage quand il « finit par se jeter dans l’océan pour s’y perdre dans une sorte de soupir ». On y plonge et nous voilà emportés, délicieusement emportés, non vers l’horizon nu de la mer, mais, à contre-courant vers l’amont. C’est Paulo qui parle d’abord et sa voix est un fleuve qu’on va remonter pour, affluents chargés d’émotions, croiser d’autres voix : celle de Carlos, père présumé et travesti, celle de Judite, mère meurtrie et alcoolique, celles de Madame Helena et de son mari qui élèveront l’enfant sans identité dans une maison où les photos...
Thierry Guichard
octobre 2003
Le Matricule des Anges n°47
Mémoire d’éléphant
de Antonio Lobo Antunes
1998
Traduit en français pour les éditions Christian Bourgois, le premier roman d’António Lobo Antunes, Mémoire d’éléphant, devrait sortir en 1997. Sa parution concluera la première trilogie de l’écrivain à laquelle sont rattachés Le Cul de Judas et Fado Alexandrino. Voici les premières pages du premier roman du Portugais. Il travaillait dans l’hôpital où son père avait exercé et où très souvent, pendant son enfance, il l’avait accompagné : un ancien couvent avec, sur la façade, une horloge de mairie de village, une cour aux platanes rouillés, des malades en uniforme errant au hasard abrutis par les calmants, le sourire gras du concierge retroussant ses lèvres vers le haut comme s’il allait s’envoler : de temps en temps, métamorphosé en encaisseur, ce Jupiter aux visages successifs surgissait devant lui au coin de l’infirmerie, sa serviette en plastique sous l’aisselle, en brandissant un bout de papier...
février 1996
Le Matricule des Anges n°15