La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier Antonio Lobo Antunes
Fado Antunes

mai 2014 | Le Matricule des Anges n°153

Auteur d’une des œuvres mondiales les plus imposantes du XXe et XXIe siècles, le Portugais António Lobo Antunes poursuit inlassablement son exploration de la condition humaine. Ante et post-mortem. Ancrés dans le sol portugais, ses romans atteignent à l’universalité. Et transmettent à leurs lecteurs une émotion qui n’est pas près de s’éteindre.

Un nouveau livre d’António Lobo Antunes est toujours une promesse de fulgurances serties au cœur d’une mélodie mélancolique, faite de ressassements et portée par des voix qui viennent de loin, qui ont connu la camarde et l’ont accueillie en même temps que le murmure des lauriers, le souvenir le plus enfoui de l’enfance, des bribes de conversation. C’est aussi, pour qui a la chance de pouvoir le rencontrer, le rendez-vous parisien dans le quartier de son éditeur Christian Bourgois. On se souvient qu’en 2009, l’homme était volontiers rieur, laissant à ses seuls yeux bleus l’expression d’une tristesse infiniment tendre. On était venu le voir alors que paraissait Je ne t’ai pas vu hier dans Babylone. Il venait de finir un nouveau roman, écrit réellement dans l’antichambre de la mort : il sortait de deux ans de lutte contre le cancer. Ce livre paraît aujourd’hui, superbement traduit par Dominique Nédellec sous le titre de Quels sont ces chevaux qui jettent leur ombre sur la mer ? Vainqueur de la mort, l’homme nous avait accueillis bras ouverts et s’était montré plus prolixe qu’à l’accoutumée. En ce premier jour d’avril 2014, la tristesse ne se cantonne pas aux yeux. La voix est plus basse, le geste plus lourd et l’enthousiasme s’est effiloché. António Lobo Antunes a perdu l’un de ses frères le jour de Noël et cette mort-là semble résonner comme une revanche de la camarde. Les frères, les sœurs, les parents : toute son œuvre est pleine d’histoires de famille et Quels sont ces chevaux… plus peut-être qu’aucun autre. La famille comme lieu du conflit dans Le Cul de Judas, la famille comme métaphore d’un monde qui s’écroule, où chacun fait comme il peut au cœur de sa solitude pour accompagner les proches dans la grande nuit définitive.

Les personnages (dans les premiers romans), les voix (ensuite) traversent le crépuscule à la recherche de ce qui sauverait leur vie.

Natif de Lisbonne en 1942, António Lobo Antunes arrive dans une famille disposée comme une petite société à la mode brésilienne : une grande ferme (avec vaches, cochons et chevaux) où habitent son grand-père venu du Brésil et sa grand-mère allemande, et tout autour comme des satellites : les maisons des enfants. Comme si l’arbre généalogique était posé architecturalement sur le territoire de Benfica, quartier de la capitale portugaise dont António, avec fidélité, va supporter le club de football. La branche allemande de l’arbre a probablement apporté le bleu des yeux de l’écrivain et la blondeur des cheveux. Au Portugal, ce n’est pas si fréquent, même si les livres d’histoire parlent d’un roi blond dont la disparition en 1578 marqua le déclin de l’empire lusophone. L’enfant reçoit une éducation stricte où les rares moments de tendresse se glanent du côté des grands-parents. Des frères naissent. Six en tout. Comme les jalons temporels des voyages que le père fait à l’étranger, plus particulièrement en Allemagne et en Belgique où le neuropathologue de renommée...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°153
6.50 €
LMDA PDF n°153
4.00 €