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auteur Hubert Mingarelli

A propos

L'inventeur d'arches Arrivé à l’écriture par le chemin du dessin et le désir du voyage comme d’une fuite, Hubert Mingarelli rassemble dans ses fictions ce que l’on peut sauver des hommes. Pour lui-même d’abord, pour nous ensuite qui trouvons dans le dépouillement de ses romans, le poids léger de notre supplément d’âme. Sur la route Napoléon en Isère, dans la montée de Laffrey, les automobilistes scrutent les nuages au niveau des travaux d’agrandissement de la chaussée. Ils sont comme Horacio dans La Beauté des loutres : ils craignent que la neige ne tombe, bien qu’on soit en avril, et rende dangereuse la circulation. Plus loin, les trois lacs réfléchissent la lumière des champs de neige qui les entourent. Il y a quelques jours seulement, on aurait pu voir un petit bateau muni d’une voile canoter d’une rive l’autre. C’est un misainier à la coque sombre et luisante, bordée d’un liseré blanc et d’une bande...
mai 2005
Le Matricule des Anges n°63

Voyage au bout de la nuit

C’est un fil ténu que la narration de ce onzième roman d’Hubert Mingarelli. Des soldats rebelles sont entrés dans la maison de José Alvaro Cruz pour y voler une paire de bottes. Leur chef en effet, Raphaël Vallejo, avait perdu une de ses semelles. Difficile de marcher ainsi, vers les montagnes, pour échapper à l’armée régulière. Devant la maison de José Alvaro Cruz, Vallejo et ses hommes...
mai 2005
Le Matricule des Anges n°63

Sauver les âmes

Écrivain de la phrase juste, Hubert Mingarelli cherche dans ses personnages une forme de Rédemption pour toute l’humanité. Son écriture, au bord du silence, cerne minutieusement les failles de chacun et trouve dans une éthique irréprochable la lumière nécessaire pour avancer. Sans esbroufe. On sait la parole rare chez lui. Pourtant, c’est avec beaucoup de disponibilité qu’Hubert Mingarelli a accepté de répondre à toutes nos questions, ponctuant la plupart de ses phrases par une adresse à son interlocuteur : « Tu vois » ou « tu comprends ». Et regrettant aussi souvent de ne dire, d’après lui, que des évidences. On sait l’exercice difficile : ses livres sont tendus comme le fil du...
mai 2005
Le Matricule des Anges n°63

Ouvrages chroniqués

La Promesse
de Hubert Mingarelli
2009
Avec une économie de moyens qui fait sa signature, Hubert Mingarelli pousse son embarcation au plus près de l’amitié masculine quand elle est de l’amour. Avec pudeur et délicatesse. Les livres d’Hubert Mingarelli sont souvent de constitution fragile. La narration s’y avance entre silence et murmure, humble et délicate. Rien de plus beau que les premières pages de La Promesse pour dire cela. On y voit Fedia partir un peu avant l’aube sur son bateau avec lequel il va traverser un lac et remonter une rivière. Il le fera d’abord avec les avirons pour ne pas brusquer la nuit : « (…) en montant à bord pour la première fois, il avait provoqué une houle minuscule. Elle allait lentement vers le centre du lac. Et dans les roseaux et les joncs où elle était déjà, il y avait ce...
Thierry Guichard
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105
Hommes sans mère
de Hubert Mingarelli
2004
Deux marins montent une route poussièreuse sur la côte ouest du Panamá. « Les quartiers-maîtres de seconde classe Homer et Olmann » ont, dessiné, un plan en poche. Leur carte du trésor doit les conduire dans une vallée où ils pensent trouver un bordel tranquille. Loin de celui où les autres hommes d’équipage passeront la nuit. Homer semble veiller sur Olmann, chien fou aux pensées enfantines. « Les deux hommes d’équipage marchaient l’un à côté de l’autre et parfois leurs épaules se touchaient, alors ils s’écartaient, et puis au bout d’un instant ils se rapprochaient, et de nouveau ils se...
Thierry Guichard
juillet 2004
Le Matricule des Anges n°55
Quatre soldats
de Hubert Mingarelli
2003
Hubert Mingarelli miniaturise une humanité pauvre, ballottée par la guerre et qui s’accroche à ce qui reste possible de fraternité et d’espérance. Une merveille, encore une fois. Il n’y a pas vraiment de phrases ici qu’on pourrait extraire du roman et faire tourner, comme un diamant sous l’œil de l’amateur. Pas d’élan, pas d’inventions verbales et pourtant, c’est avec la gorge nouée qu’on repose le roman. Hubert Mingarelli a changé un peu sa manière. Pas grand-chose : il a abandonné le couple père-fils qu’on trouvait dans ses précédents livres pour nous raconter une histoire de fraternité. Et puis bien sûr, au mitan du livre, le gamin est arrivé et voilà, à la dernière phrase, on est sonné. L’hiver 1919 a dû être rude du côté gelé de la Galicie où l’on...
Thierry Guichard
mars 2003
Le Matricule des Anges n°43
La Dernière Neige
de Hubert Mingarelli
2000
Comme de la neige, les mots d’Hubert Mingarelli recouvrent le drame d’un enfant dont le père meurt. La page devient un linceul d’une éclatante pureté. Hubert Mingarelli est un fourbe. Il écrit de courtes phrases qui ne pèsent pas plus lourd que le duvet d’un poussin rachitique à peine éclos et, la centaine de pages lues, vous n’avez plus qu’à aller courir comme un dératé, donner 150 coups de poing à votre oreiller façon punching-ball, manger douze tablettes de chocolat, bref : tenter l’impossible pour évacuer le trop plein d’émotion. On le sait, le romancier creuse toujours le même fertile sillon au bout duquel s’ouvre une plénitude. Découvert l’an dernier par la grâce d’un éditeur qui le fit passer de la littérature jeunesse où il fait...
Thierry Guichard
septembre 2000
Le Matricule des Anges n°32
Une rivière verte et silencieuse
de Hubert Mingarelli
Économie de moyens, sensibilité : Hubert Mingarelli plonge au cœur d’une enfance silencieuse et émouvante et fait entendre une voix juste. C’est vraiment pas grand-chose. À peine un murmure sur le quotidien d’un gamin qui vit seul avec son père. Des phrases courtes cernées par le silence. Une voix fragile et ténue. Le premier roman de cet auteur pour la jeunesse semble comme un château de cartes dressé avec seulement le deux et le trois de trèfle. Un château minuscule, posé en bord de table et que menace le moindre souffle. Ce pourrait être une histoire misérable que celle de Primo, enfant solitaire, au bord de l’autisme dont le père ne fait rien, sinon parfois tondre les pelouses pour nourrir de quelques billets une boîte à...
Thierry Guichard
octobre 1999
Le Matricule des Anges n°28