auteur Lydie Salvayre
A propos
Toute la chair des livres
Fille d’exilés politiques espagnols, Lydie Salvayre n’a eu de cesse de faire de la littérature un lieu où habiter en compagnie des « chiens crottés » à l’honneur rendu, dans l’exubérance d’une langue nourrie par la vie même. Celle de l’enfance, celle des exilés, celle des livres lus.
Ils ne sont pas si nombreux, les auteurs français, à nous faire jouer des zygomatiques tout en balayant le spectre complet des émotions. Pas nombreux, non plus, ceux dont les livres pourraient servir de viatiques à nos vies et dont la cruauté est une arme libératrice. Lydie Salvayre est de ceux-là, que les lecteurs ont découverte surtout à partir de l’impeccable La Puissance des mouches (1995) suivi de La Compagnie des spectres (1997). Depuis, et malgré de laborieux passages dans des émissions de télé, la romancière est suivie par un noyau conséquent de lecteurs. Combien ? Elle l’ignore....
Les bienfaits de la conversation
De prime abord hilarant, La Conférence de Cintegabelle évoque toutefois la maladie du langage qui touche notre fin de siècle.Pas si drôle que ça.
Nous voici convoqués à l’audition d’une conférence donnée par un Cintegabellois que l’on imagine aisément président d’une société savante locale. Le bonhomme passerait avec succès un casting pour jouer un personnage de Beckett. Il s’est mis en tête de voler au secours de sa propre gloire en même temps que de celle de la France. Conscient que le monde dans lequel il vit nécessite quelques...
Crampes (livre de Nycéphore, extrait inédit d’Onuma Nemon)
Le livre de Nycéphore fait partie du monumental OGR d’Onuma Nemon. En voici un extrait inédit.
La première Figure qu’ON retient, c’est le Trapèze. « Le Père faisait du Cirque ; et quand il déployait sa musculature, ça rendait un sacré boucan ; le petit père ; du raffut, malgré le fait qu’on n’avait ni raffiot ni cacugne. »
Depuis ce jour où il avait raté la barre et s’était écrasé sur les serres des maraîchers face à notre campement, où on l’avait vu sortir, dévitré, sanguinolent,...
Ouvrages chroniqués
Liste alphabétique des titres

L' Honneur des chiens
de
Lydie Salvayre
2024
Lmda N°258
Ce recueil de textes n’évoque en rien la race canine. Les chiens dont il est ici question sont précisément ces textes courts nés d’une commande, nourris d’une saine colère ou d’une franche admiration et parus en revues ou journaux. Non pas des chiens domestiques, braves toutous d’intérieur, mais chiens de chasse propres à débusquer, dans le champ littéraire qu’ils arpentent, les injustices et...
L’Honneur des chiens de Lydie Salvayre
novembre 2024

Irréfutable essai de successologie
de
Lydie Salvayre
2023
Lmda N°240
Sous couvert de passer notre époque aux rayons x de sa verve, Lydie Salvayre réussit l’exploit de nous faire rire en exposant crûment les travers de notre société. Avec brio.
C’est peut-être avec La Conférence de Cintegabelle (Seuil, 1999) que Lydie Salvayre a inauguré un genre qui lui permet de revêtir l’armure de Don Quichotte. L’art de la conversation, celui de l’éducation sexuelle avec Petit Traité d’éducation lubrique (Cadex, 2008) ou aujourd’hui l’art de réussir sont autant de chemins de traverse pour prendre à rebours les moulins à vent médiatico-politiques...
Arsenic et vieux moulins
février 2023
Hymne
de
Lydie Salvayre
2011
Lmda N°126
À partir de l’hymne américain joué à Woodstock en 1969, Lydie Salvayre compose un hymne à Jimi Hendrix. Et montre qu’en 1970, il est mort de ce qui nous tue aujourd’hui.
Lydie Salvayre n’est pas une biographe. Même si elle a consacré son livre précédent à l’éditeur Bernard Wallet (BW, Seuil 2009), ce n’était pas tant pour raconter la vie de son compagnon que pour y souligner ce qui, à ses yeux, fait sens pour notre époque. De même ici, avec Hymne, tout entier voué à Jimi Hendrix, la romancière s’attache à faire surgir d’un destin singulier les colères, la...
J. H.
septembre 2011

Marcher jusqu’au soir
de
Lydie Salvayre
2019
Lmda N°204
Dans un récit ironique, enlevé et mordant, Lydie Salvayre mène une réflexion intime sur l’art. Avec au bout, un bras d’honneur fait à la mort.
Invitée par Alina Gurdiel à passer une nuit au musée Picasso dans la compagnie de L’Homme qui marche de Giacometti, pour en écrire un texte, Lydie Salvayre déploie une réflexion virulente sur les musées pour justifier de son refus catégorique. Dès l’exergue qui cite Baudelaire (« Qu’est-ce que l’art ? Prostitution »), elle s’arc-boute sur son rejet d’un art institutionnalisé. Et pour...
Viva la Vida !
juin 2019
Portrait de l’écrivain en animal domestique
de
Lydie Salvayre
2007
Lmda N°87
Lydie Salvayre prend le parti de rire d’une société à pleurer. Et dresse le portrait drolatique du capitalisme vulgaire et cynique, autant dire : mondial.
Dans une rentrée littéraire où le besoin de publier fait parfois tomber sous la main du lecteur des livres qui lui tomberont ensuite sur les pieds, il est des romans qui rafraîchissent, donnent un élan à la lecture, accrochent du soleil au coin de la bibliothèque. C’est le cas du nouvel opus de Lydie Salvayre, qui se lit avec une allégresse constante. Pas tant pour son sujet, d’ailleurs, que...
Bambi-frites
octobre 2007
Passage à l’ennemie
de
Lydie Salvayre
2003
Lmda N°46
En incarnant un inspecteur des RG, Lydie Salvayre balaie l’ordre sécuritaire d’un grand éclat de rire.
Voici un fonctionnaire comme les aime notre ministre de l’Intérieur : obséquieux envers la hiérarchie et prêt à tout pour remplir sa mission. Inspecteur aux Renseignements Généraux, le narrateur écrit à ses chefs une série de « notes blanches » pour rendre compte du travail qu’on lui aurait confié : infiltrer des délinquants. Nous lisons donc une série de courriers envoyés par notre héros du...
Aimez la police
septembre 2003
Le Vif du vivant
de
Lydie Salvayre
2001
Lmda N°35
Écrit tel un chant révolutionnaire, plein de ferveur et de rage, l’hommage de Lydie Salvayre à Picasso sonne comme une charge contre notre époque.
D’avril à octobre 1964, Picasso a rempli trois carnets à dessins de portraits d’hommes, femmes et surtout de couples en action. Presque soixante-dix de ces dessins sont ici reproduits avec une belle précision (on ne reprochera à l’éditeur que la...
Le risque de vivre
août 2001




