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auteur Valère Novarina

A propos

La langue en scène Nourrie au creuset linguistique d’une terre frontalière, l’œuvre de Valère Novarina a d’abord trouvé le chemin des planches avant celui de l’édition. Aujourd’hui reconnu dans toute l’Europe, l’écrivain poursuit son cheminement dans le ventre des langues. Il pourrait bien être l’homme de ce début d’année 2011. Depuis novembre, le théâtre de l’Odéon lui consacre un cycle dont le moment culminant sera la création de sa nouvelle pièce, tirée du livre qui paraît aujourd’hui : Le Vrai sang. À nouveau, Valère Novarina en assure le texte, la mise en scène et les décors. La pièce est jouée à l’Odéon tout le mois de janvier à partir du 5. Mais on peut aussi (re) découvrir Le Babil des classes dangereuses dont s’est emparé Denis Podalydès qui, le 24 janvier, réunira autour de lui une trentaine de comédiens. Du coup, les éditions P.O.L ressortent Le...
janvier 2011
Le Matricule des Anges n°119

Entrée en matière

Lire ou voir une œuvre de Novarina est une expérience. On est face à une langue singulière, tissée des ombres d’autres langues, de leurs spectres. Une langue inventée pour déjouer les sens, défaire le réel, rendre l’homme à sa nudité d’animal parlant. Tentative d’une archéologie du verbe novarinien. Il l’a suffisamment dit : Valère Novarina n’aime pas « l’industrie de l’explication ». Mais, peu enclin à échanger sa langue perforatrice au profit d’un outil de communication lénifiant (« nous finirons un jour muets à force de communiquer » écrit-il dans Devant la parole), l’écrivain est aussi un seigneur : non seulement il a accepté de se prêter au jeu, mais il l’a fait alors que les...
janvier 2011
Le Matricule des Anges n°119

Bibliographie

Aux éditions P.O.L
Le Drame de la vie, 1984 ; Poésie/Gallimard, 2003 • Le Discours aux animaux, 1987 • Théâtre (L’Atelier volant, Le Babil des classes dangereuses, Le Monologue d’Adramélech, La Lutte des morts, Falstafe), 1989 • Le Théâtre des paroles, 1989, 2007 • Vous qui habitez le temps, 1989 • Pendant la matière, 1991 • Je suis, 1991 • L’Animal du temps, 1993 •...
janvier 2011
Le Matricule des Anges n°119

Ouvrages chroniqués

Le Vrai Sang
de Valère Novarina
2010
On le sentait venir. Depuis La Scène peut-être, Valère Novarina a fait de la communication un dindon de ses farces. Ses machines à dire venaient sur scène caricaturer les informations, les slogans, les communiqués. Sa conception de la langue, corps vivant, courant, souffle, s’opposait violemment à celle communément répandue aujourd’hui : la langue serait seulement un outil pour dire les choses. Le Vrai sang sort les griffes et s’ouvre avec un prologue, « L’Amour géomètre » qui fait figure de manifeste programmatique. L’enfant théorique y assène un art poétique très combatif : « Tout le...
Thierry Guichard
janvier 2011
Le Matricule des Anges n°119
La Loterie Pierrot
de Valère Novarina
2009
Si l’habit ne fait pas le moine, il y contribue. Car cette nouvelle édition d’un texte déjà beaucoup retravaillé consiste en un appareil éditorial solide et soigné, de manière telle que le projet même de l’auteur s’y manifeste avec force. Format confortable, notes curieuses et abondantes, nombreuses photographies (de personnes citées) en noir et blanc, et textes périphériques éclairant l’esprit de l’entreprise, concourent à faire émerger aux yeux du lecteur les valeurs que Novarina défend et explore : le local, le particulier, le contingent. On y chercherait en vain une quelconque...
Marta Krol
octobre 2009
Le Matricule des Anges n°107
L' Opérette imaginaire
de Valère Novarina
Parodique et clownesque, la nouvelle pièce de Valère Novarina s’inscrit cependant bien dans une œuvre qui pointe le néant où l’homme erre. Plus que jamais peut-être, le théâtre de Valère Novarina pose le problème de sa publication en livre. Le lire est ardu, non pour la langue inusitée et monstrueuse de l’auteur mais parce que bon nombre de répliques jouent de l’ambiguïté. On connaît la voix plaintive d’André Marcon dans Le Discours aux animaux. Dressé par une langue qui le constitue autant qu’elle crée le monde, l’acteur est seul face au néant et face à Dieu. Avec L’Opérette imaginaire, il semble que Valère Novarina a pris de la distance vis-à-vis de ses personnages. Leurs voix ont beau élever leurs plaintes (« Ô ma mort,...
Thierry Guichard
mai 1999
Le Matricule des Anges n°26
La Chair de l’homme
de Valère Novarina
1995
Nommer c’est créer. Fort de ce credo, Valère Novarina convoque plus de trois mille bouches pour manger le monde tout en le créant. Gigantesque. Il faut lire Valère Novarina à voix haute. Laisser le ventre, puis les poumons éjecter ces mots que lisent nos yeux. Il faut y aller franchement, comme on plongerait dans une piscine. Ne pas s’arrêter tout de suite au déchiffrage, à la quête du sens. Novarina écrit d’abord en rythmes, en sonorités. Ses phrases rebondissent de césures en rimes, d’alitérations en inventaires. Il faut s’y laisser prendre, s’y faire charrier, retrouver le mouvement d’une langue qui ne cesse de créer le monde. La Chair de l’homme s’ouvre par une double énumération : celle d’abord de paroles lancées par des...
Thierry Guichard
mars 1995
Le Matricule des Anges n°11
Le Repas
de Valère Novarina
1996
Adaptation de son précédent livre, Le Repas de Valère Novarina convie les spectateurs à partager un menu gargantuesque et mystique. Ils étaient neuf acteurs et actrices en novembre dernier au Centre Georges-Pompidou à créer, sous la direction de Claude Buchvald, l’adaptation pour la scène de La Chair de l’homme de Valère Novarina.Neufs comédiens pour bien plus de rôles, ou plutôt, de voix.Car dans le théâtre de Novarina, totalement dépourvu de psychologie,les personnages qui viennent s’exprimer ne sont guère des êtres.Plus abstraits que les figures beckettiennes, ils sont, avant tout, des organes à parler. « La Mangeuse Ouranique, Le Mangeur d’Ombre, La Mangeuse Onomate, Le Mangeur Longis » et avec eux « Jean à Dent,...
Thierry Guichard
mars 1997
Le Matricule des Anges n°19