La rédaction Didier Garcia
Articles
Crimes bien organisés
Avec À chacun son dû, l’écrivain italien Leonardo Sciascia (1921-1989) ouvre une fenêtre sur la société sicilienne des années 1960.
Comme le dit le facteur en remettant la sienne à Manno, le pharmacien d’une petite ville de Sicile : « Chez nous le vice des lettres anonymes à la vie dure. » Composée de mots découpés dans un journal, elle est sa condamnation à mort : « pour ce que tu as fait tu mourras ». Ne se connaissant pas d’ennemi, il conclut rapidement à la plaisanterie de mauvais goût. Et autour de lui, les avis sont unanimes : il ne peut s’agir que d’une farce.
Toujours est-il que quelques jours plus tard le pharmacien et son ami le médecin sont retrouvés morts ; ils ont été abattus alors qu’ils faisaient...
L’Atelier du roman
S’il faut se réjouir de la naissance d’une revue, il faut aussi penser à saluer celles qui durent. L’Atelier du roman est de celles qui ont su imposer un ton, celui de l’exigence, et qui ont su rester fidèles à elles-mêmes, en respectant à la lettre les lignes directrices tracées dès le premier numéro (ici, en octobre 1993). C’est ainsi que L’Atelier du roman continue de se consacrer au...
Un livre
Les Voleurs d’orgasme
de
Hubert Lucot
Les voleurs d’orgasme
Les Voleurs d’orgasmes surprendra tous ceux qui suivent l’œuvre en cours d’Hubert Lucot. Dans ce roman d’aventures policières, sexuelles, boursières et technologiques, rien de « tassé », d’« entassé » ou d’« irrespirable » 1, nulle surcharge, mais une écriture claire, simple, concise, comme désireuse d’économiser ses moyens.
Ficelé à la manière d’un roman policier, Les Voleurs d’orgasmes met...
Un livre
Le Louvre entrouvert
de
Robert Marteau
L’arpenteur du Louvre
Peut-on souhaiter guide plus avisé que Robert Marteau pour visiter le Louvre ? L’homme est poète, prosateur, journalier, et ce qui ne gâte rien, il a du goût pour la peinture -il l’a d’ailleurs montré, tout d’abord avec Chagall, et plus récemment avec Cézanne auquel il a consacré son dernier essai (Le Message de Paul Cézanne, Champ Vallon, 1997).
Le titre le suggère, il ne s’agit que...
Un livre
Eloge posthume de ma femme encore vivante
de
Manz’ie
Éloge posthume de ma femme encore vivante
D’un côté, l’histoire littéraire : Luigi Pirandello, Prix Nobel 1934, et sa femme Antonietta, jalouse à en être folle ; de l’autre, le nouveau roman de Manz’ie (après En bas de la mer, Critérion, 1991), où « Pirandell » et « Antoniett » jouent leur propre rôle, dans une succession de chapitres, de lettres et de bribes de journal.
Au fil des pages, le lecteur découvre que la reconstitution...


