La rédaction Didier Garcia
Articles
Crimes bien organisés
Avec À chacun son dû, l’écrivain italien Leonardo Sciascia (1921-1989) ouvre une fenêtre sur la société sicilienne des années 1960.
Comme le dit le facteur en remettant la sienne à Manno, le pharmacien d’une petite ville de Sicile : « Chez nous le vice des lettres anonymes à la vie dure. » Composée de mots découpés dans un journal, elle est sa condamnation à mort : « pour ce que tu as fait tu mourras ». Ne se connaissant pas d’ennemi, il conclut rapidement à la plaisanterie de mauvais goût. Et autour de lui, les avis sont unanimes : il ne peut s’agir que d’une farce.
Toujours est-il que quelques jours plus tard le pharmacien et son ami le médecin sont retrouvés morts ; ils ont été abattus alors qu’ils faisaient...
Cirque (Le)
Ce choix de nouvelles, rédigées entre 1915 et 1920, montre le visage grave du pamphlétaire enjoué qu’était Frigyes Karinthy (un écrivain hongrois, né en 1887 et mort en 1938). Sept nouvelles entraînent le lecteur, plus de force que de gré, dans un univers kafkaïen, peuplé de marionnettes qui s’étranglent, de membres reposant dans du formol, de personnages qui passent au travers des uns et des...
Un livre
Dîners de lune
de
Léon-Paul Fargue
De la vie et d’autres riens
Bien que contraint, pour des besoins d’argent, de tenir la chronique durant les vingt dernières années de sa vie, Léon-Paul Fargue (1876-1947) n’en fut pas moins un chroniqueur talentueux, talent dont témoignent Déjeuners de soleil et Dîners de lune. Un chroniqueur qui rappelle tantôt la manière de Morand dans sa faculté de noter les infimes évolutions de la société, tantôt la désinvolture de...
Entre écologie et anarchie
Mémorialiste, essayiste et poète (1817-1862), Henry David Thoreau fut une sorte de Rousseau américain, hanté par le rêve d’une vie redevenue sauvage (un rêve adamique quelque peu candide), qui vouait aux gémonies l’organisation sociale, le respect du bien et l’allégeance nécessaire à la loi, engagé au point de préférer passer un jour en prison plutôt que de payer ses impôts à un gouvernement...
Ida ou la tentation du vide
Ida menait une existence des plus faciles, elle se levait et s’asseyait et entrait et sortait et se reposait et allait se coucher.« Mais malgré cela, malgré cette vie des plus anodines, il lui arrivait quand même de »drôles de choses« à Ida, par exemple s’inventer une jumelle, compter tranquillement jusqu’à dix (mais après »Il lui était très difficile de se rappeler combien de fois dix elle...




