La rédaction Didier Garcia
Articles
Alea jacta est
Avec L’Homme-dé, le romancier américain Luke Rhinehart annonce l’avènement de l’homme aléatoire. Pour le meilleur et pour le pire.
Après une partie de poker bien arrosée, Luke Rhinehart, un psychiatre new-yorkais qui s’ennuie à mourir dans sa vie bien rangée de mari, de père de famille et de psychanalyste, laisse soudain un dé décider pour lui s’il doit violer sa voisine, laquelle s’avère être la femme de son meilleur ami. Même si celle-ci ne se fait pas prier pour s’autoriser une digression sexuelle inattendue, cette première expérience avec les dés va jouer un rôle décisif, aussi bien dans la vie de Luke que dans ce roman. Un rôle en quelque sorte fondateur : désormais, ce sont les dés qui décideront pour lui et...
Un livre
Dîners de lune
de
Léon-Paul Fargue
De la vie et d’autres riens
Bien que contraint, pour des besoins d’argent, de tenir la chronique durant les vingt dernières années de sa vie, Léon-Paul Fargue (1876-1947) n’en fut pas moins un chroniqueur talentueux, talent dont témoignent Déjeuners de soleil et Dîners de lune. Un chroniqueur qui rappelle tantôt la manière de Morand dans sa faculté de noter les infimes évolutions de la société, tantôt la désinvolture de...
Entre écologie et anarchie
Mémorialiste, essayiste et poète (1817-1862), Henry David Thoreau fut une sorte de Rousseau américain, hanté par le rêve d’une vie redevenue sauvage (un rêve adamique quelque peu candide), qui vouait aux gémonies l’organisation sociale, le respect du bien et l’allégeance nécessaire à la loi, engagé au point de préférer passer un jour en prison plutôt que de payer ses impôts à un gouvernement...
Ida ou la tentation du vide
Ida menait une existence des plus faciles, elle se levait et s’asseyait et entrait et sortait et se reposait et allait se coucher.« Mais malgré cela, malgré cette vie des plus anodines, il lui arrivait quand même de »drôles de choses« à Ida, par exemple s’inventer une jumelle, compter tranquillement jusqu’à dix (mais après »Il lui était très difficile de se rappeler combien de fois dix elle...
L’Enchanteur
Du propre aveu de Vladimir Nabokov (1899-1977), L’Enchanteur fut rédigé en deux petits mois, d’octobre à novembre 1939. Ce très court récit portait alors la signature de « V. Sirine », le nom de plume que Nabokov s’était choisi pour se distinguer de son père (dont l’engagement politique avait fini par lui coûter la vie).L’intérêt de ce petit roman est double : il appartient tout d’abord au...




