La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Les Abeilles grises de Andreï Kourkov
C’est une sorte de voyage de l’apiculteur auquel nous convie Andreï Kourkov, le fameux auteur du fameux Pingouin (1996). Et dans le contexte diplomatique qui oppose Ukraine et Russie, son roman revêt une allure documentaire car il a pris l’habitude de traiter les questions géopolitiques au cœur même de ses fictions. Cette fois, il met en scène deux vieux gars se retrouvant seuls, chacun dans...
Des animaux impulsifs
Phénomène de la sphère politique nationaliste japonaise, Shintarô Ishihara fut d’abord un jeune nouvelliste plein d’abattage.
Toujours à l’affût des belles pièces présentes dans les fonds des éditeurs historiques du groupe Editis, la collection « Vintage » des éditions Belfond réédite un curieux recueil de nouvelles japonaises publié en 1953 chez Julliard : La Saison du soleil de Shintarô Ishihara. De sept ans le cadet de Yukio Mishima, Shintarô Ishihara n’a rien à lui envier en matière de nationalisme et de...
L' Appel du sauvage de John Muir
John Muir (1838-1914) quitta l’Écosse à l’âge de 11 ans, « filant vers nos destins sur les ailes du vent, nous prîmes le train pour Glasgow, d’où nous fîmes voile joyeusement, loin de notre Écosse adorée, le cœur aussi léger et aussi insouciant que les graines de chardon. (…) Nous étions trop jeunes et trop pleins d’espoir pour redouter ou regretter quoi que ce fût, mais assez grands pour...
La puissance des femmes
Disparue en décembre dernier, l’enfant chérie de la chronique américaine, Joan Didion, nous livre un recueil posthume.
Issues du New York Times Magazine, du Saturday Evening Post ou du New Yorker, des pages inédites de Joan Didion paraissent comme un hommage à la chroniqueuse. Elles sont classées de 1968, date d’« Alicia et la presse underground », passage rapide dans l’effervescente vie xéroxienne de la belle époque beatnik, à 2000, année qui nous vaut « Madame-tout-le-monde.com », c’est-à-dire quelques...




