La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Haurigot (éléments)
Journaliste, auteur dramatique et romancier, l’auteur d’Acide russique a évoqué la Constantinople des Russes blancs à l’heure du naufrage.
À 22 ans, Paul Haurigot faisait jouer les trois actes de sa pièce Alphonsine aux Escholiers, avec Marguerite Jamois. À 40, il était l’un des deux favoris des prix littéraires d’automne (Goncourt et Renaudot) contre Pareils à des enfants, de Marc Bernard, pour L’Ange (Julliard, 1942) – un roman à la drôle de dédicace faussement désolée : « A Nicole, qui aurait pu m’empêcher d’écrire ce livre. » À 53, Paul Haurigot n’était plus… Né le 2 avril 1902 à Paris, son passage aura été météorique dans le ciel des arts et des lettres. Quoi que bien parti et en vue, c’est à Cossé-d’Anjou, dans le...
A propos
C’est à la fin des années 1880 que s’impose la mode de l’interview. Son succès ne s’est jamais démenti même si depuis Jules Huret, instigateur en 1891 de la première grande campagne d’entretiens littéraires en 1891 (Enquête sur l’évolution littéraire, José Corti), la « parole prise à la source » n’a cessé de poser problème aux écrivains soucieux de leur image et de la transmission correcte de...
La papesse du diable
Typique de la littérature vendue sous le manteau dans les années 1930, La Papesse du diable est un « roman de mystère, de magie et d’amour » qui décrit la destruction de la civilisation occidentale par une sublime Archimagesse babylonienne. C’est une apocalypse saphique et orgiaque menée tambour battant sur l’air du Péril jaune. Le livre doit sa réédition à une présomption : Robert Desnos...
Requiem pour la bohème
Contrairement à ce qu’indique son titre, le De Profundis d’Arsène Houssaye (Housset dit, 1815-1896) est une oeuvre de la bonne humeur rédigée par un auteur en devenir. Publié en 1834 sous le pseudonyme d’Alfred Mousset – Houssaye singe ici Alfred de Musset –, ce livre n’a pas atteint la gloire du De profundis d’Oscar Wilde non plus que celle des futurs ouvrages d’Houssaye auquel une brillante...
Guégan et les affreux jojos
Gérard Guégan bande encore, c’est ce qu’il ressort de la lecture d’Ascendant Sagittaire, une histoire subjective des années soixante-dix. On est content pour lui puisqu’à soixante ans il fait preuve d’un bel entrain. Il est bien un peu bravache lorsqu’il provoque le bourgeois (« Cracher son foutre en faisant des livres ») mais peu importe puisqu’il nous raconte, enquête à l’appui, l’histoire...



