La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Haurigot (éléments)
Journaliste, auteur dramatique et romancier, l’auteur d’Acide russique a évoqué la Constantinople des Russes blancs à l’heure du naufrage.
À 22 ans, Paul Haurigot faisait jouer les trois actes de sa pièce Alphonsine aux Escholiers, avec Marguerite Jamois. À 40, il était l’un des deux favoris des prix littéraires d’automne (Goncourt et Renaudot) contre Pareils à des enfants, de Marc Bernard, pour L’Ange (Julliard, 1942) – un roman à la drôle de dédicace faussement désolée : « A Nicole, qui aurait pu m’empêcher d’écrire ce livre. » À 53, Paul Haurigot n’était plus… Né le 2 avril 1902 à Paris, son passage aura été météorique dans le ciel des arts et des lettres. Quoi que bien parti et en vue, c’est à Cossé-d’Anjou, dans le...
Un livre
Marcel Schwob ou les vies imaginaires
de
Sylvain Goudemare
Un conteur de merveilles
Il est juste qu’un libraire d’anciens soit le biographe de Marcel Schwob (1867-1905). Il avait assez dépensé de ses ors et de son temps dans les boutiques à reliures pour que la profession reconnaissante lui adresse un salut. C’est Sylvain Goudemare -Éric Holder en a fait naguère dans nos pages le sujet d’une Anachronique-, qui s’est attaqué au sombre granit de la vie de Schwob, le conteur...
Un livre
La Salle des herbiers, musée
de
Jean Le Gac
La salle des herbiers, musée
Jean Le Gac est le plus littéraire des artistes. Sa peinture inspirée de la bande dessinée, du roman noir et des voyages exotiques s’adjoint des commentaires qui l’apparente aux créateurs de légendes. Récit ou commentaire, il parle de l’art, de la mort de l’art et des « délassements du peintre ». La Salle des herbiers, livre illustré de quatorze superbes planches en couleurs, évoque son...
Un livre
Correspondance presque complète
de
Érik Satie
Sourires de la poste
La Correspondance d’Érik Satie a beau n’être qu’incomplète, elle est épaisse comme un volume du Bottin. On savait l’oiseau épistolier, ce n’est donc pas une surprise, même si la légende laisse entendre qu’il n’a jamais ouvert une lettre reçue ni expédié ses propres lettres d’amour. Mais l’analogie de l’annuaire s’impose doublement car Ornella Volta, la grande prêtresse du culte satique, a...
Des livres
Sérénissime assassinat
de
Gabrielle Wittkop
La Mort de C.
de
Gabrielle Wittkop
Wittkop est une poison
Élégante dans la méchanceté, elle signe un roman trouble comme les eaux de Venise. La vieille dame, dans sa langue flamboyante reste délicieusement odieuse.
Gabrielle Wittkop connaît sa pharmacie. Les alcaloïdes végétaux tout spécialement. Elle y met un point d’honneur. Il est vrai que la mort violente est son métier. Coup de surin ou empoisonnement, elle l’a inscrite en rouge sur sa carte de visite imitée du XVIIIe siècle. La dame est Grand siècle, sa posture aristocratique, gracieuse et polie. Elle connaît les usages. À l’image d’Ottavia Lanzi,...
