La rédaction Franck Mannoni
Articles
Les Fulgurés de Susanna Bissoli
L’écriture, la famille, la maladie, la vieillesse : en une intrigue, Susanna Bissoli explore avec bienveillance mais sans concession les grandes thématiques de l’existence et de la création. Vera, atteinte d’un cancer, s’accommode comme elle peut des soins de chimio qu’elle subit régulièrement. Le temps passé avec Zeno, son père dont elle doit s’occuper, mange toute son énergie. Si son envie de coucher des mots sur le papier est intacte, elle reste stérile. Malmenée par cette vie chaotique, Vera s’interroge sur son incapacité à prendre la plume : « Je pense à l’écriture comme les...
Un livre
Comme un enfant
de
Michel Bernard
Comme un enfant
Invité en résidence par l’association « Lire en Cabardès » chère à Pirotte, Michel Bernard nourrit sa prose des ambiances du sud de la France et raconte une enfance romancée de Charles Trenet sur fond de Première Guerre mondiale. Ici, le flux incessant et angoissé des villes s’estompe : tout est dit dans le non-dit, transposé par un auteur attentif aux petites choses de la vie. Michel Bernard...
Un livre
Mémoires d’une jeune fille triste
de
Bernardim Ribeiro
Mythique saudade
Écrivain et poète portugais du XVIe siècle, Bernardim Ribeiro n’a quasiment laissé aucune trace biographique. Seuls ses écrits demeurent, comme ce roman de chevalerie pour la première fois traduit en français et quelques recueils de vers. Pour le reste, les grands épisodes de sa vie sont au mieux imprécis, au pire inventés par les exégètes du XIXe siècle. Un temps exilé à Ferrare, en Italie,...
Un livre
Capri et moi
de
Philippe Fusaro
Capri et moi
Voir Capri et écrire. Écrivain d’ascendance italienne, Philippe Fusaro livre une lettre bouleversante à ses pairs, à tous ceux qui ont un jour quitté l’Italie pour chercher fortune, à tous ceux qui en sont nés, un peu apatrides, toujours étrangers, tous ceux qui ont le cœur au-delà des Alpes. Comme décor ? Capri, l’antre du béton à touriste qui sert pourtant de refuge à quelques grands...
Un livre
Moze
de
Zahia Rahmani
Honni soit harki
Née en 1962, Zahia Rahmani prend la parole volée à son père pour dénoncer le sort des harkis, "une espèce d’homme", répudiés et trahis. Un réquisitoire comme un cri de rage.
Le 11 novembre 1991, Moze, un harki, se suicide dans un étang communal après avoir assisté aux cérémonies de commémoration de la Première Guerre mondiale. Courageusement, sa fille, Zahia Rahmani prend la plume pour témoigner d’une vie anéantie par la guerre d’Algérie et par l’attitude de l’État français envers ceux qui ont combattu pour lui. Honnis dans leur pays où ils sont considérés comme...

