La rédaction Pierre Mondot
En grande surface – chronique
Passer ton basque
De nombreux collègues s’arrêtent au Matricule sur le chemin des vacances : les étals sont vides. Ou sinon le dernier Fabrice Caro. Et sous le manteau de la libraire, où sont d’habitude nichés les inédits de septembre, idem. Carrère, Mauvignier, les poids lourds, absents. – Mais si tu veux, j’ai ça. Marcher dans tes pas. L’usage de l’infinitif (le verbe quand il fait dodo, disent les écoliers du primaire), la deuxième personne du singulier (l’ami imaginaire) : grimace. – Nadège – mais si, l’institutrice – l’a lu et trouvé bouleversant. Le livre est signé Léonor de Récondo, et la colonne...
Histoires de ouf
On pioche au rayon des célébrités une paire de récits autobiographiques signés par des Nicolas. En vue d’un exercice de littérature comparée. Bedos vs Demorand. Le premier publie La Soif de honte et choisit de mener son introspection à la deuxième personne, afin de « se confronter » et ne « rien mentir » (licence poétique). Le dispositif, censé produire de la distance, n’offre pourtant guère...
Un beauf idéal
Mis sous pression par les progrès de l’intelligence artificielle, le chroniqueur se trouve contraint d’affiner ses enquêtes : en plus de Tout le monde aime Clara, il dépose au fond du chariot deux autres volumes de l’étagère Foenkinos, Le Potentiel érotique de ma femme (2004) et La Délicatesse (2009). Commence par le plus ancien. Le titre, original et intrigant il y a vingt ans, semble...
