La rédaction Pierre Mondot
En grande surface – chronique
Éclatés au sol
Dans son arrière-boutique, la libraire désigne le rayon officieux de la prochaine rentrée littéraire : les étagères croulent. Les emprunts restent illimités mais – tyrannie du contre-don – on nous prie en échange de rédiger pour chacun une notule bienveillante. Temps de réflexion. L’alternative, c’est ce bouquin sur Viollet-le-Duc envoyé par la revue. Deal, pour quatre volumes.
Émilie, la narratrice de Choses que je croyais perdues (DTC ?), éconduite par son mec, déménage. En triant ses objets – un verre Musclor, un moule à kouglof, un ensemble H&M – elle se repasse le film de ses années...
Frédéric Morose
Le plan devait se dérouler sans accrocs. D’autant que cette fois encore, Fred avait trouvé une idée géniale, qui rappelait l’époque de 99 francs (souviens-toi, on en avait vendu quatre cent mille) : remplacer le titre non plus par le prix, mais par une image. Un smiley ! On sortait le bouquin à l’hiver, pour la rentrée des seconds couteaux, et on laissait l’auteur se charger de ce pour quoi...
De l’avantage d’être Nay
C’est avec un peu d’embarras que Catherine Nay observe l’agitation des masses autour de la réforme des retraites. Pour celle qui commente avec un sérieux inentamé l’actualité politique depuis plus d’un demi-siècle, la notion d’âge-pivot défie l’entendement. La journaliste aura traversé l’intégralité de la Ve République sans signe d’érosion majeur. Elle s’affiche encore aujourd’hui sur les...
