La rédaction Richard Blin
Articles
« Une façon de parler pour quelques vivants »
Dans un livre qui tient de la fantasmagorie apologétique, et au terme d’une œuvre quasi achevée, Jean-Luc Steinmetz se retourne sur sa vie d’homme d’écriture, de poète mal – ou pas – entendu, mais porté par un désir constant de franchissements et d’affranchissements.
Aller aux choses mêmes, répondre aux sollicitations des réalités les plus immédiates, saluer la beauté, ralentir la fuite du sensible, miser sur des formes cherchant à rendre solidaires le sujet, le langage et le réel comme pour mieux y sertir ou y recueillir le bonheur de l’instant ; tout jouer sur des signes et sur le désir de refonder à neuf – autant que faire se peut – le champ du vivable, c’est ce à quoi s’est voué le poète qu’est Jean-Luc Steinmetz. Spécialiste de la poésie de la fin du XIXe siècle, auteur d’ouvrages de référence sur Rimbaud, Lautréamont, Mallarmé, Corbière, Petrus...
Un livre
Les Poètes du Grand Jeu
de
Collectif
Un diamant noir
Ardents, insoumis, désespérés, quelques jeunes gens voulurent incarner la poésie en sortant Le Grand Jeu. Ils en firent l’emblème d’une revue dont une anthologie nous repropose le meilleur.
C’est dans une classe de troisième du lycée de Reims que tout a commencé, en 1922. Ils sont quatre, fous de Rimbaud, autant que soucieux d’absolu et de révolte : Roger Gilbert-Lecomte (« Rog-Jarl »), RenéDaumal (« Nathaniel »), Roger Vaillant (« François » ou « Dada »), Robert Meyrat (« Le Stryge »). Ces « Phrères simplistes », comme ils se surnomment, seront bientôt rejoints par Pierre Minet...
L’esprit de famille
Des onze enfants qu’eut le pasteur C.F. Powys, sept écrivirent. Dans un beau livre, dont il est le maître d’œuvre, Patrick Reumaux nous propose quatre facettes de leurs talents.
Excellente idée que celle de publier ensemble, comme ils le souhaitaient, les quatre véritables écrivains de la famille Powys, qui est un peu celle des Brontë du XXe siècle. Sont donc réunis ici, L’Aconit (en bilingue) de John Cowper, l’aîné ; Ardente argile de Llewelyn, le frère préféré de John Cowper ; Bois mort (en bilingue également) de Philippa, « l’Aigle de mer », la poétesse, encore...
Un livre
Le Territoire du crayon
de
Robert Walser
Jusqu’à la folie
"Le Territoire du crayon" ouvre la part secrète de l’œuvre de Robert Walser, écrivain suisse-allemand mort en 1956 après vingt-sept ans d’internement. Une prose souveraine d’errance, de maîtrise, et parfois de magie.
Flâneur professionnel, rêveur impénitent, Robert Walser connut les petits métiers et la bohème. Il mena une vie aussi hasardeuse et déconcertante que son caractère et publia trois romans en trois ans. Les Enfants Tanner (1907), Le Commis (1908), L’Institut Benjamenta (1909). Ils n’eurent aucun succès mais n’échappèrent ni à Kafka, ni à Musil, ni à Walter Benjamin, ni à Max Brod. Placé, à...
Des livres
Supplément aux mensonges d’Hilda
de
Thierry Laget
À des dieux inconnus
de
Thierry Laget
Un mur nommé désir
En deux livres, Thierry Laget rend hommage à la littérature, matrice de tous les éveils. De l’amour des mots et de l’écriture, à la grande liturgie du monde, du savoir et de l’émotion.
Parmi les Petits problèmes et travaux pratiques chers à son Professeur Froeppel, Jean Tardieu cite celui-ci : « Étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? » Voilà qui aurait pu servir d’exergue aux très belles pages que consacre Thierry Laget au livre, à la lecture et à l’écriture. Véritable éloge de la littérature, À des dieux inconnus a en effet pour fil rouge l’image du mur. Son...


