La rédaction Richard Blin
Articles
« Une façon de parler pour quelques vivants »
Dans un livre qui tient de la fantasmagorie apologétique, et au terme d’une œuvre quasi achevée, Jean-Luc Steinmetz se retourne sur sa vie d’homme d’écriture, de poète mal – ou pas – entendu, mais porté par un désir constant de franchissements et d’affranchissements.
Aller aux choses mêmes, répondre aux sollicitations des réalités les plus immédiates, saluer la beauté, ralentir la fuite du sensible, miser sur des formes cherchant à rendre solidaires le sujet, le langage et le réel comme pour mieux y sertir ou y recueillir le bonheur de l’instant ; tout jouer sur des signes et sur le désir de refonder à neuf – autant que faire se peut – le champ du vivable, c’est ce à quoi s’est voué le poète qu’est Jean-Luc Steinmetz. Spécialiste de la poésie de la fin du XIXe siècle, auteur d’ouvrages de référence sur Rimbaud, Lautréamont, Mallarmé, Corbière, Petrus...
Un livre
Fragments d’un livre futur
de
José Angel Valente
Testament brisé
Fragments d’un livre futur nous confronte aux éclats d’un réel ouvert sur le manque et le silence. Face à l’obscure avancée des ombres, l’ultime défi de José Angel Valente (1929-2000).
Exercice de dépouillement, voyage au bout du possible, lente migration vers cet instant où la vie soudain atteint sa limite, le dernier recueil de José Angel Valente, Fragments d’un livre futur, toujours traduit par le fidèle Jacques Ancet, est une approche à la fois lucide et apaisée de la mort à travers la mise en consonance de tout ce qui peut rapprocher cet état d’attente de l’état...
Un livre
N’aie pas peur (suivi de) Images naturelles
de
Pentti Holappa
N’aie pas peur
De Pentti Holappa, poète finlandais né en 1927, grand amateur de littérature française (il a traduit Robbe-Grillet comme Beckett), n’étaient accessibles qu’un recueil anthologique et un roman (cf. MdA No37). Dans N’aie pas peur on retrouve la même langue fluide, mélancolique comme une valse de Sibelius. Entre « le chuchotis électrique de l’ordinateur » et « les fortifications de l’illusion...

