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Un livre
Vie d’O.-G. Gaillard
de
Christophe Ségas
Les arbres du mal
Christophe Ségas sort de l’anonymat un poète maudit et fait de lui un personnage puissant. Ou comment une biographie devient roman à la beauté percutante. Et troublante.
Dès la première page, l’auteur prévient : « À partir de ces cahiers, et d’entretiens menés avec ceux qui ont connu Olivier-Georges Gaillard – ou qui prétendent l’avoir connu – j’ai rédigé sa biographie. » Une biographie ? On pense : approche méthodique, faits vérifiés, écriture blanche. Forcément. Mais ce que Christophe Ségas offre avec sa Vie d’O.-G. Gaillard, bûcheron et poète, dépasse le genre et s’apparente plutôt à un hymne à la poésie tant son texte est un cantique fait de mots libres et puissants. Un écrivain rend ainsi grâce à un autre écrivain, et qu’importe s’il tord ou non la...
Inventaire des silences de Sophie Pujas
Après les romans-fleuves et les sagas, après les romans à thèse (marxiste, Nouveau Roman et autres projets post-sartriens), puis après les autofictions, et après celles-ci la vague présente des biofictions – vie de bidule par X, vie de machin par Y, expressions un peu obscènes du patinage des inspirations de notre époque –, la littérature s’est attachée au fragment comme ultime espace de...
La Nuit des juges de Hubert Haddad
Romancier abondant, Hubert Haddad ne saurait négliger la nouvelle. Il la compare « au saut à la perche » : « On commence par poser un mystère. On l’amplifie pour faire durer. On parvient au point ultime d’énigme ». Sans nul doute ce dernier recueil répond avec assurance à ce défi. Dans « La Nuit des juges », sur une propriété de Sologne, règne un « pervers monomane ». La partie de chasse...
Anarcho-poubelliste
C’était un job d’été. C’est devenu son travail. Pire : son métier. Encore plus fou : sa passion. En véritable marathonien, fanatique donc, Simon Paré-Poupart court dans les rues de Montréal derrière un truck, un de ces gros camions bruyant et… puant. Et il aime ça – se donner à fond, zigzaguer entre les voitures ; l’hiver s’extirper de la neige, l’été suer ; forcer sur les bras, ramasser les...
Un livre
L' O di Giotto
de
Primo Basso
Arrivederci Fausto
Réédition d’un rare panorama familial, de Primo Basso, qui tend à la sortie de route.
Parmi les étrangetés publiées par Robert Morel au cours de ses grandes années, on dénombre Je ne suis pas mort (1964) d’André de Richaud, et cet O di Giotto qui pourrait sans fard s’intituler « Je ne le suis pas encore, mort… » Mais leurs registres sont bien différents. L’O di Giotto, de Primo Basso, ressemble beaucoup plus à ce que les critiques académiques se réjouissent de nommer le...



