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En grande surface
La chronique de Pierre Mondot
Les articles
Passer ton basque
De nombreux collègues s’arrêtent au Matricule sur le chemin des vacances : les étals sont vides. Ou sinon le dernier Fabrice Caro. Et sous le manteau de la libraire, où sont d’habitude nichés les inédits de septembre, idem. Carrère, Mauvignier, les poids lourds, absents. – Mais si tu veux, j’ai ça. Marcher dans tes pas. L’usage de l’infinitif (le verbe quand il fait dodo, disent les écoliers du primaire), la deuxième personne du singulier (l’ami imaginaire) : grimace. – Nadège – mais si, l’institutrice – l’a lu et trouvé bouleversant. Le livre est signé Léonor de Récondo, et la colonne...
Histoires de ouf
On pioche au rayon des célébrités une paire de récits autobiographiques signés par des Nicolas. En vue d’un exercice de littérature comparée. Bedos vs Demorand. Le premier publie La Soif de honte et choisit de mener son introspection à la deuxième personne, afin de « se confronter » et ne « rien mentir » (licence poétique). Le dispositif, censé produire de la distance, n’offre pourtant guère...
Un beauf idéal
Mis sous pression par les progrès de l’intelligence artificielle, le chroniqueur se trouve contraint d’affiner ses enquêtes : en plus de Tout le monde aime Clara, il dépose au fond du chariot deux autres volumes de l’étagère Foenkinos, Le Potentiel érotique de ma femme (2004) et La Délicatesse (2009). Commence par le plus ancien. Le titre, original et intrigant il y a vingt ans, semble...
Camille redouble
Au Matricule, lorsque les contrariétés s’accumulent (le vent d’autan, le cours du papier et ce dossier sur Richard Millet, à nouveau différé d’une élection), on passe pour se requinquer le DVD de Celle que vous croyez. L’adaptation, par Safy Nebbou, du roman homonyme de Camille Laurens. Jusqu’à la dixième minute et ce gros plan sur le N°153. « António Lobo Antunes, les âmes nocturnes ». Et...
Un Goncourt blanc
On soumet à la libraire une série de noms repérés dans la sélection initiale du Goncourt. Sandrine ? Je l’adore, une fille vraiment chouette. Et Norek, ça va, sympa. Mais Carole Martinez, géniale : là, tu vois, c’est l’histoire d’enfants qui dans toute la planète sont visités par le même rêve et se réveillent en criant, mais en fait ce rêve collectif c’est une manifestation de la Nature pour...
