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En grande surface
La chronique de Pierre Mondot
Les articles
Acab
On regrettera Wikipédia, bientôt rendue caduque par l’IA. Du principe collaboratif de l’encyclopédie émergeait un désordre baroque où se mêlaient informations hétéroclites et points de vue contradictoires. Prenons Fred Vargas, numéro un des ventes ce printemps. Sa page la révèle spécialiste en archéozoologie ; précise que son pseudonyme vient du personnage incarné par Ava Gardner dans La Comtesse aux pieds nus ; remarque qu’elle est extralucide (elle a annoncé la Covid-19 et la pénurie de masques treize ans avant) ; ingénieuse (elle a conçu avec sa sœur une cape de protection contre les...
Histoires de ouf
On pioche au rayon des célébrités une paire de récits autobiographiques signés par des Nicolas. En vue d’un exercice de littérature comparée. Bedos vs Demorand. Le premier publie La Soif de honte et choisit de mener son introspection à la deuxième personne, afin de « se confronter » et ne « rien mentir » (licence poétique). Le dispositif, censé produire de la distance, n’offre pourtant guère...
Un beauf idéal
Mis sous pression par les progrès de l’intelligence artificielle, le chroniqueur se trouve contraint d’affiner ses enquêtes : en plus de Tout le monde aime Clara, il dépose au fond du chariot deux autres volumes de l’étagère Foenkinos, Le Potentiel érotique de ma femme (2004) et La Délicatesse (2009). Commence par le plus ancien. Le titre, original et intrigant il y a vingt ans, semble...
Camille redouble
Au Matricule, lorsque les contrariétés s’accumulent (le vent d’autan, le cours du papier et ce dossier sur Richard Millet, à nouveau différé d’une élection), on passe pour se requinquer le DVD de Celle que vous croyez. L’adaptation, par Safy Nebbou, du roman homonyme de Camille Laurens. Jusqu’à la dixième minute et ce gros plan sur le N°153. « António Lobo Antunes, les âmes nocturnes ». Et...
Un Goncourt blanc
On soumet à la libraire une série de noms repérés dans la sélection initiale du Goncourt. Sandrine ? Je l’adore, une fille vraiment chouette. Et Norek, ça va, sympa. Mais Carole Martinez, géniale : là, tu vois, c’est l’histoire d’enfants qui dans toute la planète sont visités par le même rêve et se réveillent en criant, mais en fait ce rêve collectif c’est une manifestation de la Nature pour...
