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En grande surface
La chronique de Pierre Mondot
Les articles
Éclatés au sol
Dans son arrière-boutique, la libraire désigne le rayon officieux de la prochaine rentrée littéraire : les étagères croulent. Les emprunts restent illimités mais – tyrannie du contre-don – on nous prie en échange de rédiger pour chacun une notule bienveillante. Temps de réflexion. L’alternative, c’est ce bouquin sur Viollet-le-Duc envoyé par la revue. Deal, pour quatre volumes.
Émilie, la narratrice de Choses que je croyais perdues (DTC ?), éconduite par son mec, déménage. En triant ses objets – un verre Musclor, un moule à kouglof, un ensemble H&M – elle se repasse le film de ses années...
Jaune pisseux
Longtemps, Alexandre Jardin fit commerce de bons sentiments. Période à présent révolue. « Jouer le vivisecteur des passions, ça suffit », promet-il dans le long avertissement par quoi s’ouvre Française, son nouveau livre. Parce que l’heure est grave, « parce que ça va mal finir », l’écrivain remise au vestiaire le gilet rouge du romantisme et revêt la chasuble jaune du Çavapétisme. Pour dire...
L’idiot de la famille
Faut-il renvoyer les enfants à l’école ? Début mai, ce dilemme inédit taraude de nombreux parents d’élèves. Voyons ce qu’en pense Aurélie Valognes, cinquième écrivain français en nombre de livres vendus. Dans les situations les plus difficiles, la littérature offre souvent de précieux secours et la jeune femme consacre justement son dernier ouvrage, Né sous une bonne étoile, à l’univers...
Une tigresse de papier
Jour 1. Oui, j’ai pris La Dictatrice de Diane Ducret et non, je n’ai pas trouvé de farine. Mais si, Diane Ducret. Enfin, tu sais bien. Elle est l’auteure de Femmes de dictateur, traduit en vingt langues. Et on apprend dans le magazine Elle que « l’écrivaine à succès » (tiens, tu vois) a été choisie pour devenir la prochaine égérie de la marque Montblanc (le parfum, pas la crème, patate)....
Le marronnier
Voilà un moment qu’on n’avait pas ouvert un prix Goncourt. Et au moins autant de temps qu’on n’avait pas tourné les pages d’un Dubois. La dernière fois, son narrateur, Paul, avait trouvé un emploi de promeneur de chiens à Montréal. Bof. On avait préféré couper la laisse avant la fin de la balade. Un roman paru en août, un prix décerné en novembre, on nous jugera loin de la prime actualité....
