RUBRIQUE Poésie
Les articles
Des livres
Monochrome atteint par le vertige
de
François Jacqmin
Naviguer sur la terre
de
Julien Starck
Comment être au monde
Entre approche concrète et abstraite, les poètes François Jacqmin et Julien Starck cherchent à toucher une certaine vérité de notre rapport à l’existence.
Le catalogue des éditions du Cadran ligné, dirigées par le poète Laurent Albarracin, fonctionnant par affinités sensibles, cela nous incite à tendre des fils, peut-être arbitraires, entre deux parutions récentes. Rapprochons ainsi selon notre caprice deux auteurs qui n’auront guère coïncidé dans le temps et l’espace – l’un se trouvant en pleine activité, l’autre décédé il y a plus de trente ans – et qui font de l’essai une dérive en poésie et de l’art poétique une forme de pensée, tant il est vrai que le lyrisme sait aussi donner à réfléchir.
L’œuvre posthume du belge François Jacqmin...
Un livre
Fragment personnel
de
Jean Tortel
Les mots de la mort
La mort. Sa représentation, son idée, son sens. Fragment personnel est un texte qui rapproche de ce passage obligé, cette fin inéluctable. Comment les mots cherchent à dire et les yeux à voir ce qui simultanément est et n’est pas. « Elle n’est ni un but, ni un interdit, ni un secours, ni une justification, ni une gloire, ni un désir, ni un obstacle, ni un flambeau, ni un mirage, ni une...
Un livre
Fragments et louanges
de
Pierre Dhainaut
Pierre Dhainaut
Jacques Izoard écrit à son sujet : « oeuvre aux oiseaux et aux mers immenses, aux puits de paroles sans fond, aux lents tourbillons d’un sable qui ne s’écoule d’aucun sablier ». Rencontre avec Pierre Dhainaut.
Dans la poésie de Pierre Dhainaut, il y a un émerveillement et une inquiétude, mais surtout un souffle qui lui permet d’emboîter ces deux mouvements. Ainsi, l’émerveillement est inquiet, l’inquiétude est émerveillée, l’un et l’autre s’épaulent, résonnent, nous rapprochent d’un murmure, de mots plus justes, plus généreux, d’une fragilité qui est toute notre force lorsqu’elle est consentie....
Maison-Buffle
A 26 ans, Jacques Aramburu fait une étonnante entrée en poésie avec cette ode à la Maison. « Il y a des joies de la maison. Les portes. Les espaces libres. Une armoire qui respire à fond. Des tiroirs embrasés par les secrets. Un scorpion qui s’exerce aux sortilèges.
Toute la nuit, le toit marche. »
au détour d’une phrase qui balance,
avec un sens du rythme étonnant,
une image-joyau...
Un livre
Science ultime
de
Herberto Helder
Science ultime
Science ultime propose un parcours vertigineux à travers le langage. Traduit du portugais, ce long poème tient à la fois de la spéléologie, de la sculpture et de l’alchimie. Avec ce que Herberto Helder appelle « la cohérence de l’énergie », il explore tous les états de la matière, harcèle les images, transmue les sens pour bouleverser la réalité. L’aventure poétique est une gestation...

