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Éditeur Actes Sud : de David à Goliath

octobre 1994 | Le Matricule des Anges n°9 | par Christophe Kantcheff

De petite maison d’édition aux livres séduisants, Actes Sud est passé en une décennie à la taille des grandes. Un succès qui repose sur deux credo majeurs : être de son temps et être cosmopolite. Le tout, sous le soleil arlésien.

Arles. Ses arènes, ses Alyscamps, son fantôme de Van Gogh, son école de photo, ses Arlésiennes, et… sa maison d’édition. En seize ans, Actes Sud ne s’est peut-être pas transformé en curiosité touristique de la ville, mais a incontestablement contribué à sa réputation. Parce que la petite est devenue grande, ou du moins, s’est formidablement développée tout en restant indépendante. Immédiatement identifié par ses livres au petit format et au papier de qualité, puis par ses auteurs phares, Nina Berberova, Paul Auster ou Roy Lewis, Actes Sud est maintenant solidement installé dans le paysage éditorial. Son créateur, Hubert Nyssen, après quelques tentatives, notamment à l’époque universitaire, avait dû exercer d’autres métiers, dont celui de publicitaire, avant de réaliser en 1978 son envie de toujours. Président désormais d’une entreprise conséquente de 45 salariés, on sent moins chez lui l’âme d’un patron autoritaire que celle d’un aîné qui aime déléguer. D’où la persistance chez Actes Sud d’un certain esprit de famille, accentué par la présence à ses côtés de sa fille, Françoise Nyssen. Installés dans une ancienne laiterie désaffectée, les locaux d’Actes Sud sont entourés d’une librairie, d’un complexe de salles de cinéma, d’une cafétéria. Derrière le bureau où s’assoit Hubert Nyssen, Baudelaire photographié par Nadar et une fenêtre donnant sur le Rhône. Bien entendu, on se trouve ici rive gauche.

Etre situé à Arles : avantages ou inconvénients ?
Les avantages sont beaucoup plus importants. Nous sommes ensemble mieux concentrés sur notre travail ici que dans les turbulences parisiennes. Mais nous avons des bureaux à Paris où les cadres de la maison passent une semaine ou deux par mois en fonction des nécessités. Arles, lieu de travail, Paris lieu de rencontres.
Mais le « pouvoir intellectuel » est concentré à Paris…
Le vrai pouvoir intellectuel, il est dans les textes, pas dans les mondanités. Et les relations qu’il faut avoir, nous les avons.
Au début, quelle était votre ligne éditoriale ?
Elle était double. D’une part répondre à cette espèce de vocation qui a justifié la naissance de la maison : découvrir des textes et, si nous les aimions, les faire aimer par d’autres. D’autre part, nous avons voulu constituer un catalogue qui serait une structure d’accueil. Car ce n’est pas tout de repérer de bons textes, il faut encore que leurs auteurs, en particulier les auteurs étrangers qui sont déjà reconnus, ou leurs ayants droit, acceptent de s’intégrer dans une structure qui leur paraît compatible avec ce qu’ils pensent en quelque sorte d’eux-mêmes. Ça a été un peu une course contre la montre pour arriver à faire un catalogue qui aurait d’abord cent titres, puis cinq cents, etc. Après, on a pu accueillir les gens avec plus de sérénité.
Une course contre la montre ?
Oui, on a pris dès le début une vitesse de croisière assez rapide pour constituer la structure d’accueil. Et, plus vite que je...

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