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Théâtre L’amour disséqué

février 1996 | Le Matricule des Anges n°15 | par Laurence Cazaux

Comédie des séductions

Avec une douzième pièce d’Arthur Schnitzler à son catalogue, Actes Sud-Papiers poursuit un beau travail éditorial sur cet écrivain viennois qu’on a toujours plaisir à lire pour la finesse de ses portraits. Comédie des séductions foisonne de personnages, plus de vingt, dont la moitié au moins se livre à un chassé-croisé amoureux. Chacun représente une figure possible du jeu de la séduction, du bouillonnant impulsif et querelleur, au séducteur enragé en passant par le « très détaché pouvant tout analyser ». C’est comme un gigantesque puzzle, impossible à assembler et qui s’appellerait « Amour ».
Au début de la pièce, Schnitzler place son intrigue lors d’un bal masqué. « Je suis masque et mensonge. Ce que je dis, ce que je vois, ce que je fais, n’est qu’une pâle ombre de moi ». Les personnages avancent masqués, semblent pourtant sincères et gardent du coup toute leur part de mystère. Schnitzler lui-même psychiatre, montre ce travestissement très subtilement. L’art reste alors la seule façon selon lui de se dévoiler. Ainsi, un seul des personnages arrive à saisir l’âme d’une femme. Il s’agit d’un peintre. Son tableau est l’une des clés de la pièce. Quant à la jeune femme en question, le simple fait de chercher à se dénuder la mène vers la folie.
La pièce oscille entre gravité et légèreté, comédie et tragédie. Les personnages de Schnitzler nourrisent leurs obsessions, comme celles du vieillissement et de la mort. La pièce débute le 1er mai 1914 et se conclut le1er aôut 1914 alors que la première guerre mondiale vient d’être déclarée. La guerre pèse de tout son poids morbide. En même temps, elle révèle fortement les personnalités. Enfin, ces amoureux sont incapables de maintenir le bonheur dans la durée ce qui les mène jusqu’au suicide. C’est leur douce et sombre folie qui touche au plus intime de chacun de nous.

Comédie des séductions
Arthur Schnitzler

texte français de
Henri Christophe
Actes Sud-Papiers
151 pages, 105 FF

L’amour disséqué Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°15 , février 1996.