La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Poésie Le livre d’un lecteur

septembre 1998 | Le Matricule des Anges n°24 | par Marc Blanchet

Il peut se le permettre« . Voilà en somme ce qu’on est tenté de dire à la lecture du nouveau recueil de poèmes d’Henri Deluy, né en 1931, animateur de la revue Action poétique depuis les années 50 et directeur de la plus récente Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne. Les fonctions ne doivent pas effacer l’auteur, mais tout lecteur comprendra aisément par les références faites dans Da capo à Mandelstam, Pessoa ou Aragon qu’Henri Deluy est aussi un lecteur passionné. Mais ce que »peut se permettre« ce poète, c’est la rencontre fracassante de multiples inspirations qui vont du poème déambulatoire (c’est un livre de voyages) à la prise de notes (c’est un journal intime) en passant par les souvenirs d’un siècle (mais non, c’est un livre d’histoire !) La cohérence de ce livre tient par l’extrême fidélité d’Henri Deluy à lui-même, la capacité à allier des observations presque objectives à une écriture ludique, consciente qu’avant tout sujet, prévaut pour le poème le mot. »Il fait froid : chaque fois que s’écrit/ Ce type de phrase, il fait froid« , écrit ainsi Henri Deluy, affirmant que la réalité n’est jamais aussi évidente que lorsqu’on l’écrit. Pour ce voyageur-traducteur infatigable, le lyrisme des choses apparaît d’autant plus flagrant qu’il peut le créer : »Puis, il fait presque nuit, un autre léger/ Brouillard se lève ; la zone la plus obscure/ De la mer devient bleue ; des papillons jaillissent/ D’un coquillage. Et la solitude devient une chose/ Merveilleuse.« Parcouru des figures envoûtantes de Staline et du Che, Da capo captive sans chercher à séduire tout en offrant du monde une suite de scènes et de tableaux qui a la vertu d’une fréquentation aristocratique. En de courtes phrases, en de courts phrasés, le livre se construit entre œuvres finies et laboratoire jusqu’à dire des vérités qui ne plairont pas à tout le monde : »L’histoire est toujours vraie ;/ Ce sont les mots qui souffrent."

Da capo
Henri Deluy

Flammarion
252 pages, 120 FF

Le livre d’un lecteur Par Marc Blanchet
Le Matricule des Anges n°24 , septembre 1998.
LMDA PDF n°24
4,00