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Revue Le travail c’est l’écriture

mars 2000 | Le Matricule des Anges n°30 | par Thierry Guichard

Écritures N°11

Ce n’est pas parce qu’elle ne sort qu’un numéro par an, qu’il convient de traiter Écritures de paresseuse. Simplement, elle soigne sa tenue et une partie de son contenu. Une partie, seulement, car Écritures a pris l’habitude de demander à des écrivains de se charger de constituer eux-mêmes plus de la moitié de son sommaire. La revue leur adresse un questionnaire, ouvert, auquel les écrivains sont appelés à répondre comme ils le souhaitent (courrier, fiction, essai, poésie). Cette onzième livraison intitulée « Au travail ! » et qui veut interroger l’écriture par rapport aux pratiques sociales du travail, n’a recueilli finalement que très peu de textes de fictions. Chacun y va de sa petite (parfois grande) réflexion, ou de son témoignage. Il est vrai, comme le souligne Caroline Lamarche qu’on « trouve naturel (…) de solliciter des écrivains gratuitement pour des contributions à des revues ». Sales parasites va ! Marie Darrieusecq et Martin Winckler, forts de leurs succès en librairies, revendiquent aujourd’hui une activité rémunérée bâtie sur le plaisir. Mais dans le texte de l’auteur de La Maladie de Sachs, on notera combien il est difficile de se débarrasser de la honte de ne pas exercer un métier (reconnu comme tel). La plupart des auteurs donc témoignent de leurs rapports au travail. Olivier Targowla, lui préfère donner une fable évanescente et belle alors que Dominique Fabre propose une fiction (?) lépreuse et terrible sur le travail en imprimerie, entrecoupée de silences et d’images saisissantes : « Les arbres sont le plus vivant du ciel. Quand on baisse la tête, il y a aussi les jambes des filles, et parfois le cœur des enterrés, ceux qui pensent à nous, ceux à qui on pense. » C’est de loin le meilleur de cette première partie où l’on retiendra aussi les aphorismes de François Vaucluse : « On ne finit jamais un livre, on décide d’y mettre fin. » La lecture s’agrémente des judicieuses illustrations d’Annette, qui rappellent avec ironie que le travail sert aussi à remplir les tirel
Écritures se poursuit avec un cahier de créations intitulé Le Ptyx. Nouvelles (Virginie Barr), poésie (retenons l’étrangeté narrative de Francine Guréghian-Salomé) et même théâtre (Gérard Noiret) alternent avec des textes plus atypiques comme celui d’Olivier Domerg ou ceux de Daniel Thürler. Écritures mérite bien de s’écrire au pluriel.

Écritures N°11 (non paginé, 79 FF)
3, place Cockerill B-4000 Liège Belgique

Le travail c’est l’écriture Par Thierry Guichard
Le Matricule des Anges n°30 , mars 2000.
LMDA PDF n°30
4,00