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Éditeur Gaïa, nom d’une déesse

janvier 2001 | Le Matricule des Anges n°33 | par Eric Naulleau

Très loin du sixième arrondissement, Susanne Juul, danoise de nationalité et landaise d’adoption, traque obstinément une espèce en voie de prolifération : le grand écrivain nordique.

Tordons tout d’abord le cou à quelques idées reçues en précisant que Gaïa, déesse immatriculée dans le 40, n’est cependant pas un éditeur des Landes, mais de la Chalosse, ce pays-ci se distinguant de l’autre par une totale absence de pins à l’horizon et un relief agréablement vallonné -bref, tout l’opposé de l’image qu’on se fait habituellement de ces plates terres où flotte encore le fantôme d’un célèbre (p)résident secondaire. Susanne Juul et Bernard Saint-Bonnet, cofondateurs de ces éditions d’où le bonheur de lecture coule à flots continus depuis une dizaine d’années (la série des Racontars du Danois Jørn Riel, la trilogie du Livre de Dina de la Norvégienne Herbjorg Wassmo ou les huit tomes de la Saga des Émigrants du Suédois Vilhelm Moberg) vivent et travaillent avec enfants, chien et chats à Larbey (sa rue et son église), non loin de Dax, et revendiquent cet enracinement tout en rejetant aussi énergiquement le fond de tiroir (un catalogue fort d’une bonne soixantaine de titres en atteste éloquemment) que le fond de terroir. Voire… n’avouent-ils pas au détour d’une question qu’ils se sont efforcés de retourner à leur avantage les sourires un peu condescendants qu’ils recueillirent lors de leurs premières démarches auprès de la presse parisienne ? « Cela semblait inconcevable à ces journalistes qu’on puisse être éditeur dans les Landes, faire de la littérature étrangère et de la littérature étrangère de qualité en plus. Un vrai scoop ! Nous avons dû leur expliquer qu’il suffisait d’un téléphone et d’un ordinateur. Cela a ensuite joué en notre faveur. C’était à qui parlerait de ce petit éditeur perdu au fin fond de la province. C’est tout juste si nous ne rajoutions pas un peu de boue sur nos chaussures pour faire couleur locale avant de pénétrer dans les rédactions parisiennes ! »
Autre évidence mise à mal, le plus court chemin entre le Danemark et le sud-ouest de la France ne passe pas nécessairement par Paris, mais peut s’égarer du côté de la Laponie puis de Londres, juste histoire de contracter une soudaine toquade pour le Ghana qui aboutit à un travail humanitaire au… Togo, et donc l’obligation d’apprendre le français à… Pau, où Cupidon s’était embusqué sous les traits d’un professeur d’université devenu partenaire en amour et en affaires. Tel fut en résumé l’itinéraire de la directrice de Gaïa, la blonde, sémillante et scandinave Susanne Juul (prononcer « Youl »). Cette existence placée sous le signe de la bougeotte rappelle furieusement celle de son compatriote et auteur-fétiche : Jørn Riel (voir MdA N°27). Hasard ou trait national ? « La jeunesse danoise est moins mise sur les rails d’une formation que la jeunesse française. Il est de tradition de voyager après le lycée plutôt que d’enchaîner directement sur l’université et une carrière professionnelle. C’était du moins le cas pour ma génération au début des années 80. Beaucoup de Danois allaient en Amérique du Sud ou en Inde, c’était presque devenu une tradition, c’est...

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