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Premiers romans Paria et poésie

septembre 2001 | Le Matricule des Anges n°36 | par Gerardo Lambertoni

Le jour de son anniversaire, le narrateur apprend que « le Vieux » veut le voir : « J’ai su tout de suite que j’étais soumis à la voix, par le poids de silence et d’oubli qu’on avait tous, dans la famille, entre le ventre et le coeur ». Se retrouvant de fait « dans le temps du transit et de l’oubli, le temps des assassins ». À Palerme il va rencontrer son grand-père, Le Parrain, celui qui va inverser le cours de sa vie. Qui va le persuader de tuer pour lui les 611 hommes (sic) qui dirigent chacune des zones de la Sicile contrôlée par le Vieux. Ce livre est l’histoire abracadabrante de ces 611 meurtres, ses 611 sud.
Après un incongru périple africain, pour que croisse en lui « la graine meurtrière » (comme si l’on se rendait au Rwanda pour se transmuer en serial-killer transgénique), le jeune homme va donc perpétrer la vengeance et pénétrer dans sa « saison rouge ». « Le 7 j’ai laissé la vie d’un autre côté, j’ai tué, et rien n’est plus simple. Un pan de la réalité s’est détaché comme un sérac, pour inspirer aux hommes la crainte des glaces éternelles ». Chaque jour il tue trois fois, chaque nuit il boit et baise trois femmes au regard noir : de leurs « yeux s’écoule un fleuve noir et jaillit un poison de lumière, exacte réplique de ce qui luit toujours dans le couloir qui mène aux rêves ».
Non sans délire, le texte de Galante fraie -du point de vue du genre et du sujet- avec le roman noir. Cette talentueuse exagération -la barbarie sans nom de ce paria qui se veut « sacrilège » - qui veut rendre fou le monde, « pour contaminer l’air alentour et faire bouillir la surface des choses » et des mots frôle parfois l’univers de Jean Genet. Côté cinéma, on peut penser à Scarface sans les tirs de mitraillettes et au baroque de Peter Greenaway moins les citations référentielles. L’originalité et la force du style de Galante, cette prose poétique aux accents surréalistes, conviendraient peut-être mieux à d’autres arguments ?

611 sud
Galante
Pauvert
163 pages, 98 FF (15 )

Paria et poésie Par Gerardo Lambertoni
Le Matricule des Anges n°36 , septembre 2001.
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