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Théâtre Texte paysage

janvier 2008 | Le Matricule des Anges n°89 | par Laurence Cazaux

L’histoire se passe dans un bar-hôtel, ou dans la tête d’un handicapé mental. Ce qui est écrit est la tentative de saisie d’un brouhaha. Comme dans n’importe quelle existence, tout n’est pas forcément de valeur équivalente et c’est aux acteurs de voir, sur le moment, ce qui leur semble pouvoir intéresser l’auditoire. L’idée d’un théâtre bègue, un peu idiot, sidéré par la récurrence d’images mentales venues de la mémoire, des westerns ou de la télévision qu’on a oublié d’éteindre en sortant de la pièce. (…) Le texte fonctionne comme un paysage. Il faut s’y promener. " Ce paysage, c’est le plateau d’Alta Villa.
La proposition inscrite par Lancelot Hamelin en début du livre est belle. La pièce ressemble à un film inachevé doublé d’une partition pour orchestre de chambre polyphonique. Les bobines du film seraient projetées de manière aléatoire, en ne respectant pas la chronologie des vies, certaines seraient même déchirées, recollées. Et les voix racontent chacune à leur manière, de tout petits moments de l’existence ou bien ce déchirement qu’ont constitué la guerre d’Algérie et le déracinement qui s’en est suivi.
Le père gère cet hôtel du bout du monde, au bord de la faillite, ses deux fils à ses côtés, Franck un petit trafiquant et Manu, un handicapé mental, il y a aussi la petite amie de Frank, Faïza, les habitués du bistrot, pour la plupart alcooliques ou violents et un nouveau serveur Karim… La castagne et les cris sont monnaie courante et la tension monte au fil des pages-souvenirs. Mais comme la suite du film est perdue, la pièce n’a pas vraiment de fin. Ce qui laisse une drôle de sensation. Tout est ouvert, que va-t-il se passer ? Une bascule dans une folie meurtrière ou quoi ? La proposition est déroutante et audacieuse. Le mélange d’adresses, de monologues à la première ou troisième personne, de dialogues et de récits troublent la narration. Ou comment tenter de saisir le brouhaha du monde entremêlé au brouhaha intime de chacun ?

Alta Villa Contrepoint de Lancelot Hamelin
Théâtre Ouvert Tapuscrit, 122 pages, 10

Texte paysage Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°89 , janvier 2008.