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Dossier Roberto Calasso
L’esprit du sacrifice

juin 2009 | Le Matricule des Anges n°104 | par Jean Laurenti

L’œuvre de Roberto Calasso impressionne par sa profusion, l’étendue des champs qu’elle explore. Ses livres sont des essais qui ont aussi la vocation de raconter une histoire. Chacun d’eux s’y emploie en faisant écho aux autres, en apportant un éclairage d’une grande originalité sur un univers littéraire, mythologique, historique, esthétique. Sans que jamais le plaisir de lecture soit altéré par le déploiement de l’érudition.

Dans l’actualité éditoriale se produisent quelquefois de troublantes et heureuses coïncidences. Ces dernières pouvant être le produit du hasard autant que celui de lois secrètes échappant à ceux qui en subissent le joug, nous nous abstiendrons de chercher à en tirer un quelconque enseignement. Les faits, donc : le mois dernier, Le Matricule des Anges rencontrait Pierre Michon à l’occasion de la publication de son très beau livre, Les Onze. Pour présenter au lecteur son protagoniste, peintre imaginaire d’une œuvre rêvée par l’écrivain - le portrait de groupe des onze dirigeants de la Terreur -, ce dernier l’invitait à scruter le mur sud de la Kaisersaal d’un palais princier d’Allemagne et à y contempler une fresque d’un très grand peintre, bien réel celui-là, nommé Giambattista Tiepolo. Y figurait un jeune homme blond au physique gracieux de page qui était une image possible de la jeunesse de son personnage, dont le temps évidemment ferait ensuite son affaire. C’est à un geste similaire que nous convie Roberto Calasso dans son nouveau livre, Le Rose Tiepolo : regarder. Observer attentivement cette fameuse fresque du palais de Würzburg (il en propose un détail en page 231) et avec elle l’ensemble de l’œuvre de ce peintre vénitien. En scruter le détail, en discerner les motifs récurrents. Approcher le mystère d’un artiste dont la création échappe encore à la compréhension, comme si ses commentateurs s’étaient toujours abstenus d’en affronter l’énigme diffractée dans une profusion d’indices. Roberto Calasso relève ce défi. Ce n’est certes pas son premier. D’autres suivront encore.
Entrer dans un livre de Calasso, le suivre dans son cheminement implique de se défaire de l’appréhension qui guette quiconque s’aventure dans la forêt obscure de son ignorance. Le guide marche un peu en avant. On entend sa voix patiente et claire qui nomme toutes les choses inconnues, en appelle à l’éclairage de celles qui sont absentes, propose des rapprochements inouïs, convoque des dieux grecs et indiens, des écrivains de la Mitteleuropa, des prophètes de la Bible, des poètes réinventant le langage, des théoriciens du communisme et de l’anarchisme, un stratège politique de la Révolution française…
L’œuvre en cours de l’écrivain italien est bien une des grandes aventures littéraires et intellectuelles de ce temps, une de celles qui abolissent les frontières entre genres, entre formes, entre thèmes. Les composantes de la culture occidentale s’enracinent dans des lointains qu’on ne doit pas oublier même et surtout s’ils sont sur le point de disparaître à notre regard. Le polygraphe érudit qu’est Roberto Calasso s’est donné pour tâche d’appréhender des éléments en apparence disparates pour en révéler les secrètes connexions réciproques. Dans l’entretien qu’il nous a accordé - dans un français admirable - chez Gallimard à l’occasion de la parution en français du Rose Tiepolo, il esquisse quelques linéaments d’une œuvre impossible à résumer. À chacun de...

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