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Dossier Mathieu Riboulet
Architecte du verbe

octobre 2008 | Le Matricule des Anges n°97 | par Thierry Guichard

Nourri à l’encre d’une bibliothèque de parents éclairés, amoureux des salles obscures et de ce qui s’y joue, Mathieu Riboulet n’aura eu de cesse de fréquenter la littérature. Jusqu’à laisser l’écriture s’emparer de lui et l’engager sur la célébration, tout à la fois, d’une langue et d’un pays.

Au début était le verbe : c’est d’abord par son style que Mathieu Riboulet impose sa voix. Une écriture propre à renvoyer certains romans de l’automne au néant d’où les plateaux de télévision n’auraient pas dû les sortir. Son nouveau livre, L’Amant des morts pousse l’algèbre des phrases jusqu’à ce point d’incandescence où naissent les diamants bruts. Le verbe de cet écrivain nous saisit donc, et ce, depuis son premier livre, Un sentiment océanique, paru il y a douze ans.
Ensuite, était la terre. Une terre que les lettres françaises ne cessent d’ensemencer elle qui ne l’est plus guère par les paysans, disparus. C’est la Creuse d’un Pierre Michon non loin de la Corrèze d’un Bergounioux qu’on retrouve d’un livre l’autre, dans une sorte d’exploration des origines.
On y pénètre, dans ce territoire à la ruralité en berne, par des routes moins sinueuses qu’il y a vingt ans, recouvertes d’un gravier pléthorique indice que la DDE, ici, œuvre pour les carrossiers. Entre Clermont-Ferrand et Limoges, la départementale collectionne des noms de villages qu’on croirait ceux des gens qui y habitent. À l’entrée d’un village où trône un château de fête foraine, il faut prendre à droite, viser la petite route qui annonce d’office qu’elle mène à un cul-de-sac. On longe un moment un circuit automobile, danseuse incongrue du châtelain qui y faisait tourner ses Ferrari, on oblique sur la droite : cinq maisons posées sur la moquette verte des près, c’est là.
Mathieu Riboulet s’est installé ici en 1992. Mais l’homme n’est pas originaire des lieux. Il est né à Paris en 1960 dans une famille « d’intellectuels aisés », parisiens également. Quand on l’a lu, apprendre ça étonne considérablement. La mère de Mathieu est journaliste dans une structure éditoriale spécialisée dans le secteur pharmaceutique, son père, lui, est architecte. Il a conçu des hôpitaux (hôpital Régis Debré à Paris), des lycées… des bibliothèques (Clamart). On imaginait des parents paysans creusois, on en reste comme deux ronds de flan. Notre hôte en profite pour enfoncer le clou : « je n’ai pas eu de problèmes majeurs avec mes parents ». Pour illustrer son propos, Mathieu Riboulet désigne la bibliothèque qui nous entoure : c’est celle de ses parents. Un panoramique rapide désigne une concentration d’Henri Calet, une profusion de Marcel Proust ( « Mon père était fan de Proust dont il m’a beaucoup parlé » ), mais aussi Jaccottet, Duras, Léon-Paul Fargue…
L’attache creusoise, qu’on pensait native, vient en fait de son grand-père paternel : « à 16 ans, j’ai fait l’arbre généalogique de la famille et je suis remonté aux années 1620. C’était une famille de paysans qui a suivi le parcours classique des paysans d’ici. Au XIXe siècle, ils partaient l’hiver pour aller bâtir le Paris haussmannien et ils revenaient l’été pour s’occuper de la terre avec les femmes qui étaient restées ici. » Le grand-père s’installe à Paris comme peintre en bâtiments au sortir de la Première Guerre...

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