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Le Matricule des Anges
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Domaine étranger Une fois deux

septembre 2009 | Le Matricule des Anges n°106 | par Sophie Deltin

Ah la vieille histoire, on l’a lue tant de fois… À partir d’un scénario banal sur une passion amoureuse, l’Allemande Iris Hanika réussit pourtant bel et bien à remettre les compteurs à zéro - et l’on est pris ! Nous sommes à Berlin, en plein mois d’août, et c’est dans un bar, le bien nommé « O-Paradis », que la « révélation » se produit pour Senta et Thomas - ce « miracle », fascinant et terrifiant à la fois, qui consiste à rencontrer « l’image » qui, entre toutes, vient s’ajuster exactement à son propre désir. Certes, la romancière n’évite pas la part de clichés, les scènes ou les formules kitsch, mais c’est pour mieux jouer avec eux : qu’elle décrive l’affolement du désir, sa curiosité embrasée et sa chorégraphie jusqu’à son accomplissement vorace, mais aussi déjà, les premiers tourments du doute, les abîmes de l’interprétation, sa plume désinvolte, ingénieuse et ludique a surtout l’art de ne pas se prendre au sérieux. Car entre les deux amants il y a tout un monde mais surtout, tout un langage, ce que rend bien l’alternance des deux voix, telles deux solitudes parallèles chacune accordée à sa musique intérieure. D’un côté donc, la voix de Senta, une quadragénaire au sanglot chronique, qui travaille dans une galerie d’art, exaltée et chichiteuse à souhait, pour qui l’apparition de Thomas relève du « destin ». De l’autre, celle de Thomas, un « ingénieur système » qui en place d’hyperboles, parle plus volontiers de compatibilité entre deux programmes. Ce choc de langages, d’une grande vertu comique, est justement le sujet d’un livre qui rend hommage à la grande tradition romantique allemande, de manière d’autant plus inspirée qu’il y mêle des registres et des styles dont l’hétérogénéité, la cocasserie voire la trivialité, détonnent dans cette vision du monde associée ordinairement à l’élévation de l’âme. Qu’il puise dans la musique pop, cite Baltasar Gracián, imite Jelinek, invente un poème ou une pièce de théâtre, verse dans le manuel pornographique ou l’érudition de l’encyclopédie, ce roman bourré d’humour, de t

UNE FOIS DEUX
d’IRIS HANIKA
Traduit de l’allemand par Claire Buchbinder
Les Allusifs, 278 pages, 24

Une fois deux Par Sophie Deltin
Le Matricule des Anges n°106 , septembre 2009.
LMDA papier n°106
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