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Théâtre Solde de tout cœur

octobre 2009 | Le Matricule des Anges n°107 | par Laurence Cazaux

Les Insatiables est une adaptation d’une comédie d’Hanock Levin intitulée initialement Marchands de caoutchouc. La couverture du livre avec une reproduction de l’affiche du spectacle créé cet automne dans une mise en scène de Guila Braoudé, n’est pas très attirante. Comme si les trois acteurs imposaient leur image aux personnages de la pièce avant même le démarrage de la lecture. Mais reste la formidable écriture d’Hanock Levin. Sa férocité jubilatoire. Il met ici en jeu deux hommes et une femme. Au premier acte, ils ont dans la quarantaine. Bella la pharmacienne voudrait bien se marier, à la condition que son futur époux apporte dans la balance une coquette somme d’argent qui servirait à moderniser sa pharmacie. Yonathan aimerait également se marier, mais refuse de partager l’argent économisé sur un plan épargne logement. Shmouel enfin, a hérité de son père de dix mille boîtes de préservatifs et voudrait, en préalable à toute union avec la pharmacienne, qu’elle lui achète à bon prix les capotes en question.
Dans l’acte deux, ce trio a vingt ans de plus et partage toujours la même solitude. La peur de se faire avoir les empêche de vivre. Rien ne semble gratuit, surtout se marier. Le trait est exagéré, comme dans un jeu de massacre, et pourtant nous nous reconnaissons dans ce marchandage de nos sentiments. Certains raccourcis peuvent rester longtemps en tête. Dans Funérailles d’hiver par exemple, Levin se moquait du modèle de réussite sociale dominant. Pour mourir en paix, il suffisait d’avoir fondé une famille, acheté un appartement et marié ses enfants. Les Insatiables n’arrivent même plus à cela, ils s’empêchent de vivre par peur de perdre leur capital et passent leur temps à faire leurs comptes.
Les Insatiables est une pièce méchante, chantante, joyeuse et accablante qui nous titille plutôt joyeusement à l’endroit de nos médiocrités.

Les Insatiables de Hanock Levin
Traduit et adapté de l’hébreu
par Laurence Sendrowicz
Éditions Théâtrales, 80 pages, 10

Solde de tout cœur Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°107 , octobre 2009.
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