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novembre 2009 | Le Matricule des Anges n°108 | par Emmanuel Laugier

Cahiers Leiris N°2

Le deuxième numéro des Cahiers Leiris, élégamment composé, bien que son ton soit assez universitaire, offre de réjouissantes approches encore peu explorées, à l’exemple de celle sur la rencontre de Leiris et de l’atypique historien de l’art (du primitivisme à Braque) Carl Enstein, que propose en ouverture Liliane Meffre. Chaque intervention a eu la bonne idée (rare à vrai dire) d’être précédée d’un « Leiris et moi », recontextualisant la rencontre que fit chaque auteur de l’œuvre de Leiris. Sans être indispensable à Leiris lui-même, ces brefs avant-propos rendent les études moins austères, et rappellent quelle vie, hasard, il y a derrière le choix de s’y consacrer. Chacun découvre là pudiquement les voies et détours d’une fiction biographique qui modifie quelque peu le regard que l’on portera sur le texte suivi : dans « Littérature sans mémoire », Marianne Berissi, rappelant la chambre d’étudiante où elle entendit pour la première fois à la radio des passages lus de L’åge d’homme, remonte la piste des « lectures d’enfance de Michel Leiris », du manuel scolaire d’Albert Malet à l’Alice de Lewis Caroll, ou aux livres d’images. De la photo de Leiris encadrée au-dessus de son bureau, longtemps, nous dit l’auteur, certains pensèrent qu’il s’agissait de son père, comme si elle-même remontait de sa propre enfance à une mémoire sans père. On croisera aussi l’étude sur la passion de l’opéra de Leiris à celle de la tauromachie, chacune y révélant les paradoxes propres à l’amour de la scène du « spectacle » et de la vérité qu’il recèle. C’est aussi dans l’arène ou la chambre close dessinées par Bacon que Leiris formula la puissance de figuration/défiguration du peintre, comme la sienne propre, ce qu’Annie Pibarot appelle un « heureux égarement ».

Cahiers Leiris N°2 362 pages, 35
Sous la direction de Jean-Sébastien Gallaire et Sébastien Côté

En bref Par Emmanuel Laugier
Le Matricule des Anges n°108 , novembre 2009.
LMDA papier n°108
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