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Éditeur Le temps à l’œuvre

novembre 2009 | Le Matricule des Anges n°108 | par Philippe Savary

Fondées en 1999 et tournées en partie vers la poésie, les éditions Pierre Mainard publient des textes courts - accueillis dans de petits ou grands formats - qui se confrontent au monde sensible. Un art de vivre, en toute indépendance.

Désolé, Pierre Mainard n’est pas là. » Stéphane Mirambeau s’en amuse. Le nom de sa maison d’édition n’est pas le sien. C’est pratique pour se débarrasser des indésirables. Il est emprunté à cet écrivain imaginé par Borges, Pierre Ménard, auteur du vrai Don Quichotte. Il y a dix ans, donc, l’heure était au pastiche - et au potache : le catalogue s’ouvrait sur de poétiques Têtes de porcs, moues de veaux de Lucien Suel, photographiés par Patrick Roy, servis dans un cahier à spirales, rose bonbon. Suivra Les Merletti, saga d’une famille foraine, signée Daniel Boucherie. « Une coïncidence », jure l’éditeur, qui vendit de la viande dans une autre vie.
Né en 1968 à Coutras (Gironde), Stéphane Mirambeau est installé à Nérac, Lot-et-Garonne, patrie d’Henri IV, à mi-chemin entre Toulouse et Bordeaux. Les locaux qu’il occupe ont abrité tour à tour un menuisier puis un tapissier. Il y dirige une agence de communication. La pièce du fond abrite son « parc miniature » : machine en sortie numérique, agrafeuse, cisailles, massicots. C’est là qu’il confectionne lui-même deux de ses collections, « Grands poèmes » et « Petits poèmes », dédiée à l’être aimé. L’éditeur est dans ses petits papiers : vergé, brut de centaure, grain feutre. « Jacques Brémond, Fata Morgana, Plein chant : ma culture vient de là. J’aime ce rapport physique au livre. »
« Se méfier des urgences sonores, de l’emballement des rythmes », prévient Véronique Gentil dans Les Heures creuses. En dix ans d’activité, le catalogue Pierre Mainard affiche 45 titres. Des textes buissonniers, sensuels, qui s’abreuvent au genre bref, et font croître le réel : ils disent leur goût pour l’onirisme, l’ironie, le sentiment géographique - et aussi une « fibre prolétarienne ». La poésie côtoie l’aphorisme, le fragment voisine avec la nouvelle. Pierre Mainard a publié, entre autres, Machado de Assis, Pierre Peuchmaurd (dont ses haïkus, Au Chien sédentaire), Ludovic Massé, Joël Cornuault, Hubert Lucot, Orlando de Rudder. Et pour ne rien gâter, ses livres, très soignés, sont peu onéreux.
Un éditeur « hors sentiers », se qualifie-t-il. Comme son parcours. Après un BEP option sanitaire et social, il sera pendant trois ans aide-soignant. Entre-temps, il aura découvert la littérature par l’entremise d’une professeur de français au lycée professionnel. « Une rencontre décisive. » Il quitte l’hôpital, reprend les études, et suit une formation métiers du livre à l’IUT de Bordeaux. Pendant cinq ans, il enchaîne les petits boulots : d’éducateur spécialisé à père Noël. « Il faut du doute pour vérifier les choses », résume ce lecteur de Bove et Brautigan. Le temps de Pierre Mainard ne fait jamais preuve d’impatiences.

Dans quel état d’esprit s’est bâti votre catalogue ?
Au départ, en sortant de l’IUT, ma volonté était de travailler dans l’édition. Mais les portes se fermaient. Il fallait créer ma place. J’ai donc fondé à Bordeaux en 1999 une société avec une double casquette, celle...

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