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Histoire littéraire Le Cri du canard bleu

octobre 2012 | Le Matricule des Anges n°137

Comme l’écrit François Feer dans la préface du volume, il faut toujours garder un Vialatte à portée de la main, afin de pouvoir y prendre « de temps en temps quelques cuillerées ». On se réjouit donc à l’idée d’en avoir un nouveau à se mettre sous la dent, qui plus est un inédit, que Vialatte (1901-1971) tenait lui-même pour inachevé, et qu’il a plusieurs fois évoqué dans des lettres échangées avec Henri Pourrat en 1933.
N’en déplaise aux amateurs des chroniques de l’Auvergnat, c’est la veine romanesque que nous retrouvons ici. Cette prose narrative présente en effet l’enfance du jeune Étienne Berger. Pas toute son enfance, bien sûr. Des morceaux choisis. En l’occurrence assez bien choisis – même s’il n’avait encore publié que son Battling le ténébreux, paru cinq ans plus tôt chez Gallimard, Vialatte avait déjà la main sûre. Sa rencontre avec la beauté par exemple, faite à l’âge de 7 ans en tombant par hasard sur une affiche des « Ballets Féeriques », sur laquelle des danseuses « déployaient leur grâce aérienne ». Ou le temps passé en compagnie d’Amélie, « l’enfant de tous les jours, la vestale des humbles marmites » qui connaît « le nom qu’il faut donner aux choses ». Puis vient le tour de l’institutrice, qui se nourrit presque exclusivement de Jean-Jacques Rousseau et qui, juste avant de succomber à sa propre folie, offre au jeune homme un canard bleu de Colombie.
Au final, Étienne aura vieilli de dix ans. Dix ans plus tard, après avoir quitté « un monde de tulle et de mousseline blanche », il sera devenu « beau comme les dieux des médailles antiques ». Dix ans en quarante pages, même superbement écrites, même très achevées, même présentées comme « une envie romanesque laissée à l’état d’esquisse », et loin de faire offense au meilleur Vialatte (qui n’y est d’ailleurs pour rien dans cette publication posthume), c’est quand même aller un peu vite en besogne. Et laisser le lecteur sur sa faim.

Didier Garcia

Le Cri du canard bleu
Alexandre Vialatte
Le Dilettante, 64 pages, 10

Le Matricule des Anges n°137 , octobre 2012.
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